La Chronique de l’Agitateur : Que d’affectations à problème à l’Education Nationale !

vendredi 6 octobre 2017 Speciales


Des affectations ont eu lieu dans le secteur de l’Education nationale. Les chefs d’établissements et les enseignants vont ainsi rejoindre leurs lieux d’affectation. Si certains, du fait de ces affectations, s’en réjouissent, d’autres, en revanche, sont rouges de colère notamment ceux pour qui le Gabon c’est uniquement Libreville et nulle part ailleurs surtout pas dans les recoins de l’arrière pays où on meurt d’ennui.

Nombreux sont des enseignants qui refusent, sous des prétextes farfelues, de rejoindre leurs postes d’affectation et préfèrent donc travailler dans la capitale. Comment alors dans ce cas, aplanir les différents liés aux problèmes de manque d’enseignants dans certains lycées et collèges si toute la cargaison d’enseignants s’entasse à Libreville ? Comme si le Gabon se résumait à sa capitale, tous se bousculent au portillon. C’est à se demander s’il y a encore véritablement vocation chez nos enseignants !

L’enseignement, comme les forces de défense et de sécurité, serait-il devenu l’usine où est recyclée toute la racaille qui ne peut faire carrière ailleurs ? Et que fait-on des mômes qui vivent dans les huit autres provinces que compte le pays ? Comme les époques changent, les mentalités aussi ! Les premiers enseignants, payés en monnaie de singe et condamnés à vivre d’expédients, pour accomplir leur devoir, parcouraient à pied des centaines de kilomètres sur des pistes escarpées dans la jungle profonde et dans un milieu très hostile. Ces pôvres messieurs à qui le pays doit beaucoup pour service rendu à la nation, leurs noms devraient être inscrits en lettre d’or pour qu’ils servent de modèles aux générations futures qui doivent prendre la mesure du sacrifice accompli par ces précurseurs du savoir au Gabon ; peut-être qu’ils feront des émules dans un secteur en crise de vocation.

Il est vrai qu’avant l’arrivée d’internet et ses merveilles, être affecté à l’intérieur du pays était considéré comme si on était envoyé dans un mouroir intellectuel. Il y avait absence de presse, donc impossible de s’informer. En termes d’informations, il fallait conjuguer avec la RTG qui distillait des informations officielles d’une insipidité à tuer la libre pensée. Libreville, bien que soumise au même régime idéologique abrutissant, avec ses canons de relais dont « la minute du parti » était moins phagocytée et l’information vraie, par des moyens détournés, arrivait au grand public, ce qui n’était pas évident dans les villes de l’intérieur du pays où les gens étaient plutôt caporalisés à outrance.

Aujourd’hui, avec les prouesses d’internet et du téléphone portable, la donne a changé : on a la même information, le même niveau d’information au même moment. Donc l‘intérieur du pays n’est plus ce goulag intellectuel, il n’y a donc plus de raisons d’opposer de la résistance comme si on y allait dans un purgatoire.


L’Agitateur

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