La chronique de l’Agitateur : Michel Menga M’ Essone sur un siège éjectable !

lundi 15 avril 2019 Speciales


Comme si les reformes bidons préconisées dans le secteur de l’éducation nationale et qui font grand bruit aujourd’hui en milieux scolaires ne suffisaient pas à plonger les Gabonais dans une vive émotion, voilà que Michel Menga M’Essone, ministre de l’Education nationale, opposant situationniste, continue de patauger dans l’absurde ! Sans y être invité au Congrès du Rassemblement Héritage et Modernité (RHM) dont il est exclu pour avoir accepté, le 4 mai 2018, un poste au gouvernement sans l’avis de ses pairs de cette formation politique dont il est un des membres fondateurs, en bon petit resquilleur, l’individu a cru bon de s’inviter à l’assemblée constitutive du ‘’Rassemblement pour la Patrie et la Modernité’’ (RPM).

Présent à ces assises, il apparaissait telle une tâche d’huile, un « caca » qui puait tellement fort au point d’indisposer tout les congressistes. Les militants présents ne se sont pas empêchés de le huer ; ne manquait plus que des œufs pourris pour meubler l’ambiance. Dans la tête de notre ‘’opposant’’, il n’a jamais été exclut du parti dont il est le cofondateur. Aucun texte ne prévoit l’exclusion d’un membre fondateur. Ce congrès, de son point de vue, est nul et de nul Effet. Si Alexandre Barreau Chambrier et ses amis ont changé de dénomination au cours de ce congrès, pour que RHM devienne RPM, c’est qu’ils se sont exclus d’eux-mêmes. Michel Menga M’Essone conserve donc le parti y compris les 4 députés élus sous la bannière de cette formation politique. A moins qu’ils décident de suivre les renégats dans leurs errements, dans ce cas, ils seront obligés de mettre leur mandats en jeu, se réjouit le mignon Michel qui jure que « RHM ne mourra pas ».

A l’origine de cette décision de liquider RHM pour le muer en RPM, le manque de constance chez Michel Menga M’Essone. Alexandre Barreau Chambrier, le leader de ce rassemblement a vite compris qu’il fallait écarter ce personnage instable qui, après son entrée au gouvernement, devenait tel un boulet. RHM ne pouvait s’en accommoder ou gagner en crédit avec un de ses cadres au gouvernement du régime qu’il est censé combattre. Quoi de plus étonnant ? Il n’y a qu’un naïf idiot pour ne pas décrypter les réelles motivations de ce fils de Cocobeach lorsqu’il rallie les rangs de l’opposition situationniste. Il fait partie de la race de ceux qui, frustrés d’être ignorés par le président Ali Bongo qui les avait tous sorti des affaires, alors qu’ils avaient fait des chasses gardées de leurs départements ministériels respectifs, ont trouvé comme bouée de sauvetage l’opposition afin de rebondir. Et la démarche a payé, ah les veinards… !

Ils étaient tous fait ministres de quelque chose. Il fallait voir Michel, la bave dégoulinante sur les commissures des lèvres, et la bouche puante de trahison, baragouiner des inepties au lendemain de sa nomination. Sans se douter qu’il fonçait là droit au mur car les émergents avaient leur petite idée derrière la tête. Cette entrée au gouvernement sonnait comme sa mort politique pour se retrouver ensuite dans les poubelles de l’histoire. On a envoyé le personnage au casse pipe. Tout observateur s’accorde à dire qu’il amorce, par ses derniers actes indignes d’un supposé opposant, sa descente aux enfers. Dans les chaumières, il ne se fait aucun doute que Menga est fini ; il est politiquement mort. La grogne des élèves est un indicateur qui en dit long.

Sa réunion avec les chefs d’établissements et les parents d’élèves pour décrisper l’atmosphère n’y changera rien. Son sort est scellé. Le sort qui guette Menga est le même auquel s’expose un autre individu énervant que l’on présentait pourtant comme un opposant radical, héritier de Pierre Mamboundou. Ce dernier a entubé tous les zouaves nostalgiques de l’UPG qui croyaient encore en lui. Aujourd’hui la queue entre les jambes, il ne lui reste plus qu’une chose : déclarer à ses affidés qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même ; la caste émergente la eu… A leur décharge, les deux personnages arguent que les mesures qui aujourd’hui soulèvent un torrent d’indignations sont issues des différents états généraux auxquels assistaient tous les acteurs impliqués dans le secteur de l’éducation nationale.

Pour répondre aux deux lascars, faisons simple : si les mesures issues des différents états généraux étaient pensées par une masse d’incompétents irresponsables, on doit appliquer parce que décidées par une instance académique. Mais, franchement, dans quel monde sommes-nous pour subir ces deux aventuriers ?


L’Agitateur

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