La chronique de l’Agitateur : Les resquilleurs de la République !

jeudi 23 août 2018 Speciales


Tels des resquilleurs et enveloppés dans leurs costumes à deux sous, la gène d’avoir trahi leur convictions et leurs ouilles en bandoulière, les nouveaux dignitaires de la République capturés à la ligne par le pouvoir émergent qu’ils honnissaient pourtant, étaient aperçus lors de la journée du drapeau organisée sur l’esplanade de la présidence de la République et lors du défilé militaire marquant le 58ème anniversaire de l’accession du Gabon à la souveraineté internationale. Le regard furtif, ils allaient prendre leurs places sous les regards méprisants de l’assistance.

Les fesses bien enfoncées dans leurs fauteuils, comme mis en quarantaine tels des immigrés clandestins dans un camp d’isolement temporaire, ils faisaient pitié ! Personne ne leur faisait la conversation de bon voisinage ; ils puaient la resquille et l’imposture. Il fallait voir qui, un Ndemezo’Obiang, un Maganga Moussavou, un Ndaot, un Mbadinga ; un Moukagni Iwangou et toute la ribambelle issue du même tonneau ; ils étaient mal à l’aise, mal dans leur peau. C’est un peu comme si le ciel était tombé sur eux. Cela crevait tellement l’œil qu’ils apparaissaient telles des curiosités arrivées là par une insoutenable effraction. « Tout ce bruit, cette rhétorique enflammée, visaient donc seulement un poste de ministre ? », s’interrogeait, à juste titre, un des participants.

L’opposition gabonaise ne vise pas la prise du pouvoir. L’investir d’un tel idéal serait faire injure à la norme politique et à tous les cabris qui se laissent berner par leurs discours démagogiques. Il n’y a qu’à observer le fonctionnement de ce qui est abusivement appelés partis politiques de l’opposition qui, en réalité, sont de parfaites fabriques familiales, des fonds de commerce dont le but est de garantir à leurs promoteurs de petites rentes jusqu’à la fin de leur minable vie. Un parti politique qui aspire à prendre le pouvoir a un projet, une vision de gouvernant, une élite politique, une assise nationale…

Au Gabon, monsieur et madame se lèvent un bon matin et décident de créer un parti politique ; ils enrôlent deux pelés trois tondus et le tour est joué. Et c’est avec ces bouffes-cadeaux que l’Etat entend consolider notre jeune démocratie. En encourageant ces machines à siphonner l’argent du contribuable via des subventions, les pouvoirs publics se rendent complices de ces requins dont le boulot se résume à donner dans l’imposture politique. L’opposition gabonaise n’est plus ce contre-pouvoir des années 90, une force de propositions, elle n’est plus qu’un repaire d’opportunistes rongés par le goût du lucre et du péculat et qui, pour atteindre leur but, sont prêts à livrer leur honneur aux chiens. Tristes personnages !!!


L’Agitateur

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