La chronique de l’Agitateur : L’Education nationale malade de ses dirigeants !

vendredi 28 octobre 2016 Speciales


Florentin Moussavou, le patron de l’Education nationale a le feu syndical aux fesses. L’homme est dans une mauvaise posture ! La rentrée des classes bien qu’annoncée, demeure encore hypothétique. Les syndicalistes de son secteur, instrumentalisés par une certaine opposition mal inspirée, fait dans la surenchère afin d’obtenir des prébendes et quelques strapontins à l’instar de leurs prédécesseurs que sont Samuel Gouangou et Christiane Bitoughat.

Ils demandent carrément d’obtenir le ciel, c’est-à-dire l’impossible ! Au vu de la précarité des infrastructures scolaires toutes brinquebalantes et poussiéreuses, réclamer des salles de classes qui contiendraient seulement 35 élèves, est en soi irréaliste dans un pays qui accuse un énorme déficit en termes d’infrastructures scolaires. Le patron de ce département, qui ne sait plus quoi faire pour répondre aux exigences syndicales, doit produire ‘’le miracle gabonais’’.

Le ministre est obligé de faire dans une maladroite improvisation. Il a engagé des réformes des plus idiotes qui, au lieu d’être la solution, compliquent la donne. Parmi les reformes bricolées par le patron de l’Education nationale afin de juguler le trop plein d’effectifs pour qu’on ait des effectifs maîtrisés de 35 élèves et non plus des effectifs pléthoriques, il y a des écoles primaires transformées en collèges. Des écoles primaires qui deviennent des collèges, non de dieu ! Mais cette mutation, bêtement pensée, ne résout rien du tout puisqu’elle pose un autre problème celui de l’espace où seront déversés ces élèves du primaire, les redoublants et ceux nouvellement admis en 5ème année, entendez par là le CM2.

A cette allure, il n’est pas exclu que l’on se retrouve avec des salles de classes qui vont ressembler aux amphis du CUSS où les étudiants s’asseyent à même le sol faute d’espace. Au fait, où seront envoyés les élèves de ces écoles transformées en collèges ? C’est donc dans la foulée de ces reformes à l’emporte-pièce que le lycée scientifique d’Owendo qui réalise pourtant des scores honorables au baccalauréat a été sacrifié pour devenir un collège. Un paradoxe tout de même pour un pays qui peine à former l’élite scientifique.

Un vrai bordel qui déroute plus d’un encadreur qui ne savent plus vers quelle direction s’oriente notre système éducatif. Pour des besoins de campagne, toute une cargaison de bambins a été envoyée en sixième. Maintenant se pose le problème d’espaces qui accueilleront ces pôvres enfants. Comment entamer une nouvelle année académique alors que la précédente n’a pas encore été menée à terme puis validée ! Ça c’est vraiment le Gabon et ses contradictions !

Ni les enseignants, ni le personnel administratif encore moins les élèves ne savent où s’orienter. C’est vraiment un foutoir qui ne dit pas son nom. Florentin Moussavou se perd dans ses réformes à la con qu’il ne semble pas maîtriser. Quelle est cette lumière qui les lui a conseillées ? Virez ce type, il n’a pas l’étoffe de son poste !


L’Agitateur

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs