La Chronique de l’Agitateur : Délinquance professionnelle en milieux hospitaliers

mardi 24 octobre 2017 Speciales


Faut-il appeler les femmes officiant à la maternité de l’hôpital régional de Melen des sages-femmes ou des femmes-monstres qui écument un secteur d’activité pourtant noble ? L’hôpital régional de Melen récidive dans l’anti-professionnalisme en passe de devenir la norme et, curieusement, personne ne s’en offusque outre mesure. A croire qu’il n’y a que des « mal baisées » là-bas qui éprouvent un mal de chien à contenir leurs hystéries au point de faire de leurs patientes l’exutoire de leurs frustrations dues à l’absence de coït.

Ces dames ne se privent pas d’envoyer paître des femmes en travail. Petite illustration pour mesurer la gravité des dysfonctionnements enregistrés au quotidien : le lundi 16 octobre 2017 aura été cruel pour une jeune maman qui portait une grossesse arrivée à terme et qui s’était vue stigmatiser par ces monstres. Après un touché et ayant constaté que le bébé n’était plus en vie, sans préparation psychologique aucune, ni ménagement, on va lui cracher sèchement en plein visage la terrible révélation : « le bébé n’est plus en vie, débrouillez-vous !!! ».

Dépitée, le moral aplati, la jeune dame qui avait pourtant fait ses examens en bonne et due forme n’avait plus d’autres choix que de vider les lieux avec son bébé encore dans le ventre ! C’est ainsi qu’elle se rendra à l’hôpital des Instructions des armées où elle sera finalement reçue. Le bébé sans vie a été évacué sans la moindre complication clinique. Les sages-femmes de l’hôpital régional de Melen sont connues pour leur banditisme professionnel. Dans une précédente chronique, je fustigeais déjà les pratiques anti-professionnelles de ces femmes qui, pour la modique somme de trente cinq mille francs CFA, avaient refusé de recevoir une dame torturée par ses contractions. La pôvre s’était finalement résolue à accoucher sur l’esplanade de cet hôpital et en présence des badauds, sous le regard indifférent des sages-femmes s’il vous plaît !

Des faits du genre sont légion dans les maternités du Gabon. Du fait d’un manque de professionnalisme observé chez certaines sages-femmes, on enregistre de nombreux accidents lors des accouchements. Il n’est pas rare que maman et son bébé trouvent la mort par la faute de ces « imbéciles » qui ont pourtant choisi ce métier et pour lequel elles sont pourtant rémunérées. Certaines patientes dont le statut sérologique est reconnu positif, se retrouvent livrées à elles-mêmes, car personne ne veut les toucher même pas pour placer une perfusion. Les stigmatisations et les ostracisassions en milieux hospitalier sont loin d’être un mythe. Pis encore, lorsque la future maman est appelée à pousser son bébé, si d’aventure elle défèque, car cela peut arriver, elle est abandonnée là dans sa merde. C’est pourquoi pour éviter de tels désagréments, chères futures mamans, lorsque votre grossesse est à terme, n’oubliez surtout pas de faire vos purges au moins une à deux fois dans la semaine tel que recommandé par votre gynécologue.

Dans ces maternités vous n’avez plus affaire à des sages-femmes mais à des monstres sans état d’âme et prêts à vous passer à l’abattoir. Le manque de professionnalisme est aussi observé chez des médecins qui font plus du business qu’autre chose. Ces praticiens véreux, pour maximiser leurs revenus, pratiquent systématiquement la césarienne même lorsque celle-ci ne s’impose pas.
Les milieux hospitaliers sont devenus le repaire de délinquants professionnels qui veulent se faire du fric par tous les moyens. Leur temps est si précieux que passer plus de 2 heures de temps dans un établissement public est surréaliste. L’essentiel de leur temps est partagé entre deux voire trois structures privées. Leur rendement dans les établissements publics laisse à désirer, car très souvent le travail, volontairement, est bâclé parce que leurs têtes sont ailleurs.

Certains patients se retrouvent par exemple avec des pieds amputés parce que le chirurgien n’a pas le temps de passer 4 voire 6 heures de temps à réparer un pied ayant subi des fractures nécessitant un travail minutieux de restauration. Leur demander de pratiquer une ostéosynthèse aux fins d’éviter l’amputation, serait trop leur demander, ils n’ont pas assez de temps. Ils préfèrent passer par des raccourcis qui cachent mal des pratiques à proscrire. Depuis que l’argent a pris le dessus sur le devoir de leur charge, nos vies sont en danger. Au vu de nombreux manquements de la part des praticiens, la présence de spécialistes en psychologie chirurgicale s’impose à chaque acte médical cela afin d’éviter d’autres drames causés par ces petits cons qui se torchent avec les règles de déontologie pourtant enseignées durant leur formation.


L’Agitateur

Vos commentaires

  • Le 24 octobre à 14:05, par natty dread En réponse à : La Chronique de l’Agitateur : Délinquance professionnelle en milieux hospitaliers

    j’apprécie à sa juste valeur votre article qui nous montre la decrepitude qu’a atteint notre pays. votre exigence de sérieux dans le domaine medical devrait également commander la qualité de votre redaction et le choix peu pertinent de vos mots. En effet, le mot ’ostracisassion’ n’existe pas en français, on parle plutôt d’"ostracisme’’, en reference au mépris que subissaient certaines populations d’Europe de l’Est au début du 20éme siècle, Ost - Est- et Racisme, d’où ostracisme. Merci.

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