La Chronique de l’Agitateur : Bernie Bie Emane perd la boule !

mercredi 15 novembre 2017 Speciales


A l’approche du congrès national du PDG prévu en décembre prochain, des individus, convaincus que leur heure a sonné, sortent du bois pour se ruer dans les brancards. C’est le cas d’un certain Bernie Bie Emane qui se prend très au sérieux. L’homme est un loup solitaire. Personnage flasque, sans relief, Bernie Bie Emane, s’il n’y avait pas d’élections par liste de candidatures, l’individu ne serait juste qu’un illustre inconnu au bataillon.

Bernie Bie Emane Dieudonné est ressortissant du village Ekowong, à 7 kilomètres de Makokou, dans le nord-est du Gabon, Village ayant produit la petite élite politique. De nombreux Ministres et parlementaires y sont issus. L’individu y est donc originaire. Il faut dire que son ascension au palais du Sénat est en soi un petit miracle. Il a fallu des contorsions fusionnelles opérées par le RPG sous la houlette du Ministre d’Etat Alain-Claude Billie By Nze et le PDG en 2013 lors des élections locales, pour qu’il se retrouve comme un cheveu dans la soupe au Sénat. Un exploit à mettre au crédit du Ministre d’Etat qui conduisait la liste RPG et Emmanuel Franck Issoze Ngondet, l’actuel Premier Ministre devant lesquels il doit se prosterner. Sans eux, sa nécro ne serait jamais auréolée de la mention « ancien Sénateur ».
L’homme, au PDG, est un fossile contreproductif. Depuis l’ancêtre Omar Bongo, personne n’ignore son aridité politique, voilà pourquoi le vieux ne la jamais jugé digne de figurer au bureau politique ou dans les différents gouvernements. Deux fois investi candidat à la députation, c’était sans succès. Frappé de ménopause politique, il sera battu même dans son propre village d’Ekowong.

Devenu Sénateur, monsieur estime que son temps est venu de faire son entrée au Gouvernement. Le président Ali qui connaît ce que vaut le personnage politiquement, n’y voit aucun intérêt à le nommer au Gouvernement. L’homme a tout d’un aigri depuis que des jeunes loups opèrent une percée fulgurante en politique, au moment où il a du mal à canaliser ses ambitions hypertrophiées qui provoquent en lui des troubles obsessionnels compulsifs. Ses jeunes cadets sont Députés, Ministre avant lui. Ce qu’il a du mal à digérer.

A peine arrivés au PDG, certains ont fait leur entrée au Bureau politique, tout ceci devant lui. Il a tellement accumulé des infortunes et, avec ça, il souhaite que ces jeunes se plient à ses pieds, sans quoi, il le prend pour du mépris, voire de l’outrage à sa personne. De l’argent, ses jeunes cadets le lui ont donné. Mais il souhaite en recevoir davantage. Un Sénateur qui est sensé bien gagner sa vie et qui fait la manche. Pitié !

L’homme s’est fixé un fou objectif, celui de voir ses cadets laminer à toutes les élections afin qu’ils se discréditent aux yeux du président qui comprendra finalement qu’ils ne maîtrisent pas le terrain et ne pèsent donc pas lourd et que c’est lui le joker sur lequel il doit compter. Dans l’entourage de du Premier Ministre, il passe pour un histrion. Même Ntera Etoua, son beau frère ne croit pas à ses ambitions démesurées. Dans l’Ogooué-Ivindo, on considère que le Président de la République, au nom des équilibres géo-ethniques, a fait le partage des postes entre deux communautés fang et Kota. Le poste de Premier Ministre attribué aux kota et celui de Ministre d’Etat aux fang. Comme tout pantin, il est manipulé afin d’affaiblir les fang, c’est pourquoi il joue contre les intérêts du groupe. Lorsqu’il va à Makokou, il est quasiment chez le Premier ministre où il doit sans doute être un homme à tout faire en contrepartie d’un fond de marmite. Pour son retrait de la course pour les élections au Bureau politique, puisqu’il sait qu’il ne peut jamais être élu, il fait dans la surenchère. Il veut monnayer son retrait de la course.

L’homme est connu pour ses frasques imbéciles : en 1996, il perd l’élection législative pour avoir détourné des poteaux électriques qu’il disait être les siens et qu’il entendait utiliser pour l’électrification de son fief supposé. Le propriétaire ayant repris ses poteaux volés, les populations ont vite compris qu’elles étaient en face d’un type pas sérieux. D’où la sanction des urnes. A Libreville, il passe l’essentiel de son temps dans les cafés et dans les motels. Sans ces béquilles en vu de renforcer ses capacités sexuelles, c’est un piètre adversaire sur le ring, reconnaissent ses nombreuses conquêtes.

Sous son mandat, aucune école n’a été refaite, des petits gestes pourtant que réalisent ses collègues Sénateurs dans leurs circonscriptions même si le rôle d’un Sénateur n’est pas de relooker des écoles. L’homme aura passé un mandat à ronronner au palais du Sénat et, pour exister et ne pas mourir politiquent, il remue terre et ciel, allume les réseaux sociaux qui plaident sa cause. Il est bêtement convaincu qu’en s’agitant ainsi, le grand émergent comprendra qu’il est l’homme de la situation. Il ne vaut rien je vous dis : pour preuve, lors de la campagne présidentielle, l’émergent en chef a réalisé le plus mauvais score au deuxième arrondissement de la ville de Makokou, pourtant fief supposé de celui qui avait été fait coordonnateur de campagne à cette élection.

Comme tout bon filou, l’homme n’avait pas fait campagne ; il fait partie de ceux qui ont fait dans la rétention des moyens de campagne parce qu’ils donnaient Ali perdant d’office. Pour un coordonnateur de campagne, aucune causerie, les bureaux étaient vides le jour du vote parce que peu ou pas de mobilisation, il passait son temps à gaver les jeunes de promesses d’argent qu’il ne tiendra pas. Il est responsable de l’échec du candidat PDG au 2ème arrondissement. Comment pouvait-il en être autrement avec dans son écurie quelques petits voyous shootés au cannabis.
L’homme est mal barré, au vu du nouveau découpage des sièges qui prévoie un seul sénateur communal, il n’est pas sûr de rempiler, ses chances sont donc très minces, car il ne fait pas l’affaire. Ses gesticulations actuelles s’expliquent, il se bat pour sa survie politique. Il sait qu’il est désormais fini. Parlant des grandes des familles à Makokou qui peuvent inverser la tendance lors d’un vote, il n’en n’est pas issu. Sa famille c’est à peine deux maisons dans son village qu’il a déserté faute d’électricité. En fin de carrière, il n’en est encore qu’à bricoler une maison qu’il a du mal à terminer. On comprend aisément ses frustrations d’aigri sénile.

Mais, qui est donc Bernie Bie Emane Dieudonné ? Parcours académique sinueux, il est dit-on ingénieur en quelque chose et formé en Roumanie sous Nicolae Ceausescu. Un ingénieur sans doute à la gomme puisque dans les années 70, de nombreux étudiants gabonais y allaient seulement avec un diplôme de BPC qu’il n’avait jamais pu décrocher. On comprend pourquoi à la SEEG où il a officié, personne ne se souvient de cet ingénieur mais l’on se souvient plutôt d’un sinistre personnage qui passait son temps à errer dans les aires de jeux où il s’essayait tant bien que mal dans la communication sportive. Curieuse reconversion n’est pas de la part d’un ingénieur ?


L’Agitateur

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