La chronique de l’Agitateur : Au secours, des fous menacent l’empire !

mercredi 18 juillet 2018 Speciales


Il se passe des choses pas sérieuses à la Société Gabonaise de Raffinage (SOGARA). Le climat est malsain depuis qu’un non originaire, un « anongoma » occupe la tête de cette structure de raffinage. Les différents directeurs qui se sont succédé à la tête de cette entité, sont originaires de Port-Gentil. A peine on nomme un non originaire du coin à la tête de cette société de raffinage, c’est le tollé général chez des petits connards qui font de cette société parapublique leur chasse gardée, voire une fabrique ethnique au point que ne doivent occuper le poste de DG, uniquement ceux issus de la province de l’Ogooué-Maritime.

A croire une histoire de fous. Est-ce dire que ne doivent occuper les postes de DG dans les structures implantées dans une province que les ressortissants de celle-ci ? La province de l’Estuaire étant le plus grand vivier de structures paraétatiques installées au Gabon, si l’on s’en tient à cette logique un peu bébête, tous les postes échoiraient donc aux seuls ressortissants. Tel est, en toute évidence, le message lancé par ces salopards à l’esprit obtus qui gardent encore des vieux réflexes tribaux qui, en plein 21ème siècle, ont tout d’une curiosité sortie droit du moyen-âge. Comment s’accommoder de telles conceptions dignes d’attardés culturels !

C’est à cause de petits cons de ce calibre que des conflits ont ravagé certains pays africains où les questions ethniques ou culturelles, mises à l’épreuve des intérêts communautaires, deviennent des armes de destruction massive. Pour couper court à ces dérapages dont se rendent coupables ces phénomènes des temps modernes qui se cachent derrière le fait ethnique ou communautaire pour assouvir leurs pulsions xénophobes, il va peut être falloir délocaliser SOGARA pour l’implanter ailleurs. Pourquoi pas implanter cette société dans la province de la Nyanga qui nous a produit les grands puits de pétrole de notre pays même si les équilibres géopolitiques ont voulu faire de l’Ogooué maritime l’éponge de l’or noir.

Pendant que le président Ali Bongo Ondimba lutte contre ces replis identitaires pour faire place à un Gabon où l’égalité des chances sera de mise, des nostalgiques primaires veulent perpétuer les vieux schémas sur lesquels ils ont surfé pour maintenir un certain ordre révolu. Longtemps le poste de Premier ministre était destiné aux ressortissants de la province de l’Estuaire. Il fallait qu’arrive l’actuel président pour faire changer la donne. Les nostalgiques auraient dû, par cette initiative, comprendre que les temps ont changé et que l’heure n’est plus aux petits arrangements de chambrettes pour continuer à régner. Les paradigmes n’étant plus les mêmes, il est temps pour vous de changer chers messieurs !


L’Agitateur

Vos commentaires

  • Le 18 juillet à 14:09, par MBAMBI En réponse à : La chronique de l’Agitateur : Au secours, des fous menacent l’empire !

    Pourquoi le chien qui a ecrit ces inepties ne signe pas son nom ?c’est vrai que des gens,chefs ou qui encore dans ce pays sont des complexés s’ils sont en face d’un des "3 provinces Myènè /meme fusse t il un planton ou menagère/Peut-il etablir une liste pour les autres provinces ou est designé n’importe qui/ Peut-il dire que toute autre qu’un natif du Haut Ogooue peut remplacer MMM ? souvent des etrangers faits gabonais qui s’expriment comme ce chien qui ne dit pas son nom/Degage

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs