La chronique : Ah, sacré Maganga Moussavou !

lundi 19 novembre 2018 Speciales


Ce monsieur à la tronche bourrée d’une importante masse de viande humaine est, sans doute, le plus heureux du monde. Il se la pète volontiers depuis qu’il a pris du galon. Son égo, comme mariné à la levure, ne cesse d’enfler au fur et à mesure qu’il réalise que son poste de Vice-président, qui était jusque là une simple coquille vide et une sinécure sans plus, a désormais un contenu habilement bricolé par Marie-Madeleine Mborantsouo, la patronne de la Cour constitutionnelle qui peut se permettre de se torcher avec la loi fondamentale.

Un contenu, pas des moindres, envié par tous ceux qui caressent le rêve d’être investi à cette charge. C’est une petite révolution opérée via une contorsion de la loi fondamentale. Faut dire que la gardienne de « la mère des lois » a du génie ! Maganga Moussavou peut désormais bomber le torse devant tous ceux qui riaient de lui sous cape ; qui voyaient en lui le guignol fait Vice-président, sinon le digne factotum comme l’étaient tous ceux qui l’ont précédé à ce poste. Depuis qu’il s’est vu confier la tâche de présider les Conseils des ministres en lieu et place du Président de la République empêché pour cause de maladie, Maganga Moussavou ne s’est jamais aussi senti inondé d’un grand bien-être soudain.

Dans son for intérieur, ce personnage inconstant et difficile à cerner, doit vraisemblablement souhaiter que la convalescence du président tire en longueur afin de continuer de jouir de la magnificence que lui confère sa nouvelle charge. Chez les Mangaga Moussavou, on a dû sabler le champagne dès l’annonce de cette décision par la Cour constitutionnelle. Le nombre de courtisans qui compose sa cour a dû gagner en supériorité numérique. Chaque jour des buffets seraient dressés en l’honneur de Pierre Claver Maganga Moussavou ; l’homme qui poursuit les journalistes pour s’être trompé sur la série de sa Bentley.

Son estime chez les siens a dû prendre du volume à la mesure de son égo surdimensionné. A défaut d’être président de la République, poste dont il a toujours rêvé, il peut se contenter de sa forme résiduelle et exercer la fonction de ‘’chef d’Etat par procuration’’. Cet homme fort en gueule, déçoit tous ceux de sa génération qui croyaient qu’il avait des couilles. Aujourd’hui, tous déchantent lorsqu’ils découvrent le véritable visage de cet individu qui a tout d’un opportuniste dépouillé de toute conviction. Pour prendre la température de cette déception généralisée, un simple coup d’œil sur votre Smartphone suffit pour vous mettre à l’évidence. La toile s’emballe sous le torrent de ses propos insultants dignes d’un délinquant à l’éducation sommaire.

Des extraits où le président Ali Bongo est taillé en pièces par Mangaga Moussavou saturent les réseaux sociaux qui en font tout un programme. L’homme y est présenté comme une sorte de coqueluche de la bêtise. Si ce sont des gens inconstants de la trempe de Maganga Moussavou qui sont appelés à gérer la cité, il y a lieu de redouter la trajectoire que vont prendre nos institutions, et peut être même le pire.


L’Agitateur

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