La belle… d’Ida Reteno Assonouet !

samedi 5 septembre 2015 Speciales


Pour une sortie, celle de ces derniers jours du ministre gabonais de l’Education nationale, Ida Reteno Assonouet, en est une ! Et pour cause, le moment choisi, pas fortuit pour le faire, la veille de la rentrée scolaire et le climat social bien que quasiment apaisé, ne devraient pas inciter à pareil comportement, car les enseignants pouvant se sentir culpabilisés, alors qu’ils pensent souvent agir dans leur bon droit.

A qui la faute si le pays court un « génocide intellectuel » ?, Telle est la question que doivent se poser beaucoup d’enseignants, du moins parmi ceux membres de la « Dynamique unitaire » combattant corps et âme pour la valorisation de leurs conditions de vie et de travail. En effet, quand Ida Reteno Assonouet assène peut-on dire « les enseignants doivent se réconcilier avec leur vocation première : l’éducation », elle amène tout un chacun dans cette catégorie professionnelle à faire son introspection et à s’interroger dans le même temps sur les raisons qui suscitent toutes les années depuis des lustres des remous dans le secteur Education au Gabon.

Si sur certains enseignants, peut- être les plus nombreux hélas, pèsent les qualificatifs de paresseux et d’incompétents, à la minorité, vous nous reprocherez de ne tenir aucune statistique pour l’’affirmer, mais l’empirisme qui nous caractérise en fait foi, l’on peut reconnaître une envie d’exercer le métier comme cela se faisait dans le passé, c'est-à-dire avec professionnalisme et dévotion pour justement démontrer qu’on y est pas arrivé comme un cheveu dans la soupe, mais par vocation. Ce qui nous éloigne des revendications bassement matérialistes et pécuniaires, parfois fallacieuses. Heureusement, croyons- nous, que le propos du ministre de l’Education nationale ne semble pas s’adresser à cette catégorie d’enseignants. Mais, comment, les évaluer et les recenser en l’absence de notation de la part de la hiérarchie, les inspecteurs n’ayant pas évalué ces derniers depuis des lunes ?

Le respect bien ordonné commençant par soi- même, comme on l’entend souvent dire, il serait souhaitable de voir la tutelle se pencher concrètement sur les questions qui minent le secteur au Gabon depuis plusieurs années au point de menacer chaque fois le pays d’une année blanche.

Ces problèmes, pensons- nous, ont dû faire l’objet pendant les états généraux de l’Education de larges échanges puisqu’ils n’ont pas changé fondamentalement d’une année à l’autre. Ce qui frustre, c’est la lenteur, le peu d’empressement ou le manque de communication entre le ministère et la base sur les mesures adoptées par le gouvernement pour apporter des solutions aux sujets qui fâchent.

Autre reproche souvent fait aux responsables du département, leur volonté de vouloir toujours masquer la réalité, ainsi entend- on ci et là des personnes se plaindre de ce que les recommandations d’une précédente réunion n’aient pas été appliquées ou tardent à l’être, parfois à cause du comportement desdits responsables. Il est donc souhaitable pour nos enfants qui sont les principales victimes des manquements observés durant l’année scolaire et qui ne peuvent pas aspirer s’exporter pour recevoir des enseignements loin de leur pays, à l’extérieur, faute de moyens financiers exigés par les établissements des pays d’accueil, que Ministère et enseignants à travers leurs différents syndicats les placent au dessus de leurs querelles partisanes et de leurs égoïsmes, car il nous est souvent arrivé de constater qu’au sortir d’une négociation suite à un débrayage, des responsables syndicaux sont coptés pour servir la cause de la tutelle, tournant du coup le dos aux revendications corporatistes, mouillés qu’ils sont par des billets de banque ou des biens en nature.

Le ministère, tentacule du gouvernement, doit également faire l’effort de réagir promptement en fonction des moyens dont il dispose pour un tant soi peu briser les velléités des enseignants qui, faut- il reconnaître, déclenchent parfois des mouvements en connaissance de cause.

Le moment choisi par Ida Reteno Assonouet pour faire porter le chapeau aux enseignants pour sensible qu’il est peut, plutôt que de faire prendre conscience, si c’est de cela dont il s’agit, frustrer plus d’un parmi ceux qui considèrent qu’il faut en pareille circonstance se mettre dans la peau de quelqu’un qui s’interroge à nouveau sur le pourquoi des mésaventures sans cesse connus dans le secteur depuis des années et se demande quelle démarche faut- il adopter face aux partenaires sans lesquels aucune solution, fut-elle accidentelle, n’est envisageable.

Ce moment, loin d’être celui de la dénonciation, doit être celui de la méditation. Mais, avouons- le, la faute n’est pas à Madame le Ministre qui n’a fait qu’obéir à un principe régissant ses fonctions, celui de communiquer à chaque rentrée. Que cela soit compris comme cela, cela nous éviterait bien des désagréments !


JGN

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