L’érosion des côtes gabonaises, une menace pour les tortues luths

vendredi 16 octobre 2015 Société & environnement


Migrant depuis le Brésil ou la Guyane pour venir pondre leurs œufs sur les côtes gabonaises, les tortues luths sont confrontées à un problème d’érosion qui constitue une menace pour leur reproduction et pour leur survie surtout à l’incubation des nids et d’éclosion des œufs.

Le trait de côte du littoral gabonais a reculé de près de 100 mètre sur les terres. Ce phénomène est plus visible sur la presqu’île de la pointe Denis, située au nord du parc national de Pongara et constitue un problème pour les tortues luths qui viennent pondre leurs œufs sur les plages du Gabon. Cet espace est très important pour les tortues dans la mesure où il constitue un facteur déterminant pour la bonne incubation des nids et donc d’éclosion des œufs.

Les deux facteurs qui participent à cette érosion côtière, sont d’une part, l’action de l’homme avec l’extraction du sable sur les plages ce qui conduit aux bouleversements de la dynamique des courants marins et d’autre part, la hausse du niveau marin et les changements climatiques.

L’expert scientifique de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), Magloire Mouganga, pense que la responsabilité des différents facteurs retenus devrait être appréciée diversement car ne disposant pas de statistiques suffisantes pour affirmer que l’érosion côtière est liée au réchauffement du climat. Par contre, les activités de certains pilleurs de sable seraient à l’origine de la disparition de zones propices à l’installation des nurseries de tortues.

 

Magloire Mouganga explique qu’un permis d’exploitation sablière a été accordé il y a quelques années dans l’Estuaire. Les prélèvements faits sur les grands bancs de sable modifient la topographie des fonds et accélèrent les courants qui arrivent à la pointe. La mer vient y chercher les sédiments dont elle a besoin pour reconstituer le banc de sable détruit. Ici, c’est le compte épargne de la mer : elle vient puiser dedans quand on lui prend ce qu’elle a au large.

La question que l’on se pose est de savoir, si ce phénomène d’érosion constitue une menace pour les tortues luths, que dire de l’avenir des Gabonais vue qu’une partie de la population vit sur les côtes ?

 


AEL

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