Justice : Quelle peine pour Megnane ?

jeudi 18 mai 2017 Société & environnement


Injustifiable ! Tel est le qualificatif qui sied pour pareil cas. Joseph Megnane, un personnage tristement célèbre rentré dans les annales gabonaises. Un père violeur et récidiviste en plus ! Ce dernier, a sodomisé sa fille de 2 ans, sur recommandation de son féticheur, pour dit-il devenir le meilleur orpailleur de Ndjolé. Une énième déviance qui nous amène à nous interroger sur les peines à appliquer pour ce genre de cas.

Joseph Megnagne, 54 ans, est actuellement écroué à la prison centrale de Lambaréné et attend son jugement. Il lui est reproché, (Ndlr : des faits qu’il a d’ailleurs reconnu lui-même), d’avoir atrocement sodomisé sa propre fille de 2 ans. Un acte ignoble commis à la demande de son féticheur pour devenir le meilleur orpailleur de Ndjolé. Conséquence : l’orifice annal de cet être innocent est sérieusement endommagé, s’il on en croit les faits relatés par nos confrères de l’Union. Pire, toujours selon le quotidien, Joseph Megnage a l’habitude de pareille forfaiture, vu que la mère de la fillette déclare qu’il avait déjà commis ce crime sur leur garçon, âgé aujourd’hui de 8 ans.

En somme, Joseph Megnage est un récidiviste. Cette affaire écœure de nombreuses personnes ! Après avoir violé leur garçon, comment et pourquoi la mère a-t-elle continué à vivre paisiblement avec ce « bandit sexuel de grand chemin » ? Qu’est’ce qui peut bien se passer dans la tête de ce quinquagénaire, pour ainsi détruire sa propre progéniture ? La recherche d’un mieux-être justifie-t-elle des pratiques aussi ignobles qu’incompréhensibles ? La sanction prononcée par la justice sera-t-elle assez lourde pour punir à sa juste mesure, ce phénomène de Megnane (au sens philosophique du terme) ? Telles sont les questions qui taraudent l’esprit de n’importe quel individu sensé.

Cette affaire est révélatrice des psychopathes qui pullulent dans notre société. Certes, l’éthique journalistique commande de ne pas influencer de quelque façon que ce soit le travail de la justice, mais il importe également de souligner que le journaliste constitue le vigile de la société. D’où « l’incartade » commise, « mea culpa » diraient les latins bons teints. Si cet individu aux mœurs plus que débridés s’en prend ainsi à ses propres enfants, qu’en sera-t-il des autres ? Certains de brandir l’argument selon lequel le Gabon a aboli la peine de mort le 15 février 2010 et quatre ans plus tard a adhéré au traité de l’ONU visant à abolir la peine de mort et tutti quanti.

De deux choses l’une, soit Joseph Megnagne est un sociopathe, soit un animal bestial partageant le quotidien des Hommes ? Dans les deux cas de figure, ce dernier ne mérite pas de vivre en société. De ce fait, il faut impérativement l’isoler. La prison à perpétuité, au cas où elle est prononcée en guise de peine, suffira-t-elle à réparer le préjudice causé à ses victimes et au-delà à la société entière ? Les juges et magistrats en charge de ladite affaire qui, eux-mêmes, sont des parents peuvent-il accepter pareille atrocité dans leur entourage familial ? Peut-être que les autorités pour de tels dérapages, le mot étant faible, doivent faire prévaloir pour des cas aussi tragiques la pratique de la peine de mort. Ne dit-on pas qu’on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs ? Désormais les yeux des Gabonais sont rivés sur le tribunal de Lambaréné.


Paul Ndombi

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