Jeux de la Francophonie/Organisation : Qui pour abriter la neuvième édition ?

jeudi 7 mars 2019 Sport


Les Etats membres de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont jusqu’au 31 mai prochain, pour déposer leur dossier de candidature afin d’organiser ce grand évènement, après le désistement du Canada qui devait initialement l’accueillir du 23 juillet au 1er aout prochain.

Le vendredi 1er mars dernier a revêtit un cachet particulier pour la grande famille de la Francophonie. Non seulement l’auteur brunswichois (Ndlr : habitant du Nouveau-Brunswick) Gabriel Robichaud s’est vu décerner le prix Champlain qui récompense l’excellence de la littérature franco-canadienne mais en plus, la date a marqué l’ouverture de l’appel à candidature pour l’organisation des neuvièmes jeux de la Francophonie du sport et de la culture. Un concept unique où se mêlent les arts et l’activité sportive à travers sept concours culturels, deux concours de création et huit disciplines sportives dont le football, l’athlétisme et le basketball.

Depuis deux trois éditions cependant, le débat autours du financement se pose avec acuité. Plusieurs voix s’accordent en fait à réclamer une prise en charge à parité égale, du budget entre la ville organisatrice et l’organisation internationale de la Francophonie. Que l’on se le dise, en effet, le retrait du Canada n’est pas pour garantir la pérennité de la formule d’un financement fédéral bien qu’apprécié en 2001. Partant essentiellement du fait qu’un article du comité international des jeux de la Francophonie précise que « le Gouvernement doit assurer les dépenses effectuées ou engagées par le pays, en vue de la tenue des jeux, s’il annule l’évènement ».

Plusieurs sources concordantes sont formelles, le fardeau du contribuable néo-brunswickois était onze fois supérieur à celui que devait assurer le contribuable québécois pour la réussite du rassemblement de plus de 3000 jeunes. Un avis qui n’est toutefois pas soutenu par les milieux de l’OIF à Paris. Il reste que le conseil international desdits jeux a pris, le 15 février dernier acte du désengagement du Gouvernement canadien et a recommandé l’accélération du processus en cours qui prévoit en outre, l’examen des dossiers de candidature par un groupe d’experts. Ils effectueront par la suite une visite sur le terrain pour compléter leur évaluation.

A l’issue de la mission, le rapport sera soumis aux membres du conseil d’orientation du conseil international des jeux de la Francophonie en présence des Représentants des pays en lice. La dernière étape sera marquée par les recommandations à travers lesquelles le conseil permanent la Francophonie désignera le pays hôte. Le Maroc a organisé les premiers jeux de la Francophonie du 8 au 22 juillet 1989. Ceux-ci ont vu la participation de 38 délégations et 1700 participants à Rabat (Concours culturel), Mohammedia, Settat et Casablanca qui avait connu la participation aux 100 mètres de notre compatriote Gisèle Ongollo bien que sociétaire d’un club marocain. La France était en 1994 l’hôte des deuxièmes jeux. Madagascar devait accueillir la jeunesse francophone trois années plus tard, le Canada en 2001, le Niger en 2005, le Liban en 2009, la France une seconde en 2013 puis la Cote d’Ivoire pour le huitième rendez-vous en 2017.

Tout compte fait depuis l’édition initiale, les jeux de la Francophonie de la culture et du sport ont permis de révéler de nombreux talents. La sprinteuse française Marie José Pérec est de ceux là. Elle qui justement en terre marocaine devait gouter pour la première fois de sa vie, aux délices d’une première médaille internationale à 21 ans. L’Afrique a encore beaucoup à faire et singulièrement le Gabon, notre pays sur le volet sportif. La moisson est bien mitigée. Abidjan a encore été l’illustration il y’a deux ans. La capitale économique ivoirienne que nos sportifs avaient d’ailleurs menacé de boycotter à deux jours du départ, pour la sempiternelle question de primes.


PB

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