Jean Ping : Ange ou démon ?

Webmaster Gaboneco samedi 13 février 2016 Economie


Jean Ping, candidat à la prochaine présidentielle. L’homme ne s’en cache pas et se fait même appeler, abusivement, « Président » par ses affidés. Au-delà, des invectives du « libérateur » du Gabon, (tel qu’il s’autoproclame), Jean Ping est-il bien placé pour torpiller l’actuel système ?Lequel lui a permis, ainsi que sa descendance, d’être à l’abri du besoin !

« La critique est aisée, l’art difficile », nous enseigne la maxime. Aujourd’hui, Jean Ping se présente comme le « libérateur » du Gabon. Il se fixe désormais la sacro-sainte mission de bouter le régime « Bongo » des affaires. Mieux, de redresser le Gabon et d’instaurer une justice sociale. Bref, il promet monts et merveilles ! Une plaisanterie de très mauvais goût ! Du déjà entendu clament haut et fort de nombreux gabonais. Tout comme ses devanciers de l’opposition dont le défunt André Mba Obame, Zacharie Myboto et d’autres encore, Jean Ping occulte sciemment sa participation à la présente chienlit enregistrée au Gabon. A moins d’être atteint de cécité « intellectuelle », on se souvient quand même que le natif d’Omboué a été pendant des décennies durant dans les arcanes du pouvoir. Pour preuve, il a occupé plusieurs postes ministériels et a même été Directeur de Cabinet d’Omar Bongo Ondimba. Maintenant que les faveurs auxquelles il avait droit lui sont retirées, l’homme change et son discours se radicalise. Sans être un spécialiste de Sciences Politiques, ce revirement traduit purement et simplement le nombrilisme de l’homme.

Des raisons fallacieuses !

Les raisons de son nouvel engagement politique traduisent à merveille l’égocentrisme du natif d’Omboué. Il avait clairement manifesté son mécontentement après sa déculottée enregistrée à la Présidence de la Commission de l’Union Africaine, allant jusqu’à brandir une prétendue « persécution » des membres de sa famille. Comble du burlesque ! Il est clair que Jean Ping, (malgré son bagage intellectuel et sa haute carrière administrative), n’arrive toujours pas à faire le distinguo entre la sphère familiale et le fonctionnement de l’Etat. Avoir eu des enfants avec la sœur d’Ali Bongo Ondimba ne lui confère en aucun cas des passe-droits ou une quelconque immunité !Dans la même foulée, Jean Ping sort des poubelles de l’histoire, le décès de son frère Joseph Redjambé Issani. Une énième injure à l’intelligence des Gabonais ! Il a attendu de ne plus être en odeur de sainteté avec le régime en place pour évoquer cet épisode politique. Pendant que bon gré mal gré, son autre frère Pierre Louis Agondjo Okawé du PGP dénonçait, réclamait, ferraillait dur, lui, (Jean Ping) se sucrait paisiblement aux côtés d’Omar Bongo Ondimba. Autre chose, le nouveau « messie » du Gabon, n’est pas blanc comme neige. Sans être magistrat de la Cour des comptes, le passage de Jean Ping au ministère des Affaires Etrangères n’est pas exempt de tout reproche. Il suffit juste d’interroger les « vieux » fonctionnaires de ce ministère pour comprendre la psychologie et le management de l’Homme. Malgré ses nouveaux atours de leader de l’opposition, Jean Ping gagnerait à revoir sa copie. « La parole est d’argent et le silence est d’or » dit le dicton. A bon entendeur…

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs