Jean Eyeghe Ndong lance son mouvement le MOCIRES et dit non au dialogue d’Ali Bongo

samedi 25 mars 2017 Politique


C’est à l’occasion d’une conférence de presse organisée vendredi 24 mars 2017 à la Chambre de commerce de Libreville que Jean Eyeghe Ndong, Sénateur indépendant du 2e arrondissement de la Commune de Libreville à annoncé la création d’un mouvement dit ‘’MOCIRES’’tout en affirmant son refus de prendre part au dialogue convoqué par Ali Bongo Ondimba.

Homme de conviction selon ses proches, l’ex-Premier ministre l’aurait démontré en 2009 lorsqu’il démissionnait avec fracas de son poste de Premier ministre pour dénoncer le machiavélisme politique en cours alors que l’on préparait les obsèques du président Bongo Ondimba. L’homme fort du deuxième arrondissement de la capitale, après un bref rappel historique de cette période, s’est dit respectueux de la loi, une loi qui lui interdit en tant qu’élu indépendant de créer un parti politique et même d’y adhérer. Pourtant Eyeghe Ndong a annoncé la « création d’un mouvement dénommé Mouvement Citoyen pour une République Solidaire (MOCIRES) qui n’est pas un parti politique au sens légal du terme. Vous ne verrez jamais ceux qui sont avec moi aller vers le Ministère de l’Intérieur déposer un dossier de reconnaissance d’un parti… Nous ne créons pas de parti politique mais un mouvement comme partout ailleurs » a déclaré Eyeghe Ndong, sénateur du 2e arrondissement de Libre ville.

Le sénateur définit son mouvement comme un cadre de travail composé d’hommes et de femmes de bonne volonté engagés dans la réflexion politique, économique et sociale. « En somme, c’est un cercle de réflexion » a ajouté Eyeghe Ndong tout en affirmant que son mouvement ne vise pas le pouvoir mais entend poser des actions citoyennes à caractère social, convaincu que sur le plan politique, économique et social il faut être solidaire d’où l’action du MOCIRES qui entend œuvrer en faveur des populations pauvres. Ce qui prouve son attachement à la valeur sociale de la République comme l’indique la Constitution gabonaise.

Le rejet du dialogue

L’ex-premier Ministre a au cours de son propos liminaire rejeté l’idée de prendre part au dialogue convoqué par Ali Bongo Ondimba. Lhomme fait valoir ses convictions et affirme que le dialogue ne peut être résumé aux seuls points connus à ce jour mais devrait plutôt poser sur la table des discussions les questions sur les origines de la crise politique actuelle, sur ce qui s’est réellement le 31 août et le 1er septembre 2016 suite à la proclamation de la victoire d’Ali Bongo Ondimba lors des présidentielles.

Eyeghe Ndong rejette l’expression « l’élection est passée » comme l’affirme plusieurs partisans du pouvoir, car selon lui, le dialogue actuel est la résultante de l’élection d’août 2016 ainsi que des drames qui ont suivi. Il a appelé au respect de la justice démocratique qui est le respect de la volonté populaire qui selon lui aurait dû porter Jean Ping au palais du Bord de mer et non Ali Bongo Ondimba qui a été clairement battu. « l es documents que nous avions démontraient clairement qu’Ali Bongo Ondimba avait perdu la présidentielle et que le peuple avait clairement élu Jean Ping. Les observateurs invités par le pouvoir l’ont dit » a conclu Jean Eyeghe Ndong.


Tony Muru

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