IUSO : La directrice tord le coup aux accusations

mardi 26 juin 2018 Speciales


Objet des critiques diverses, la direction générale de l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO), dirigée par Chantal-Clotilde Allela, directrice sortante a tenu courant la semaine, a présenté son bilan. Une réunion de justification qui a permis à cette dernière et l’ensemble de ses collaborateurs de présenter les mutations enregistré par l’établissement au cours des onze dernières années.

« La critique est aisée mais l’art est difficile ». C’est sur ce fond de réponse à un article à charge paru dans le quotidien l’Union du 25 juin, que la directrice générale de l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO), Clotilde-Chantal Allela a présente le bilan de son exercice. Arrivé à la tête de l’établissement en 2006, cette dernière dépeint ce qui semble devenu un cliché collé à son modèle de gestion au sein de l’établissement qu’elle dirige depuis plus de onze ans.

Les choix managériaux opéré depuis sa prise de fonction à la tête de cet établissement autrefois spécialisé dans l’assistanat a permis selon elle, de contribuer au rayonnement de l’IUSO durant douze ans même si cet avis n’est pas totalement partagé. « Pour ma part, je peux affirmer et ce, sans aucune prétention que j’ai posé ma pierre à l’édifice qu’est l’IUSO. Toutefois, cette construction ne s’est pas faite de façon individuelle, il aura fallu l’implication d’une équipe (…) pour contribuer à cette édification », fait-elle remarquer. Les actifs sont, selon elle, là et concernent aussi bien le volet pédagogique administratif et que financier.

Sur le plan pédagogique

En effet, en onze ans d’exercice au regard du bilan présenté, l’IUSO a connu une importante transformation. L’offre de formation autrefois orientée a considérablement évolué pour se conformer et s’adapter au besoin international du marché de la formation professionnelle. Cette adaptation qui a élargie les perspectives de la formation au sein de l’établissement a permis dès 2010 à l’établissement, suite aux recommandations des Etats généraux de l’éducation de se conformer au système LMD faisant ainsi disparaitre le vieux mythe de « IUSO, école de secrétariat » grâce à la mise en place des nouvelles offres de formation.

« De 2007 à 2009, l’établissement n’avait qu’un seul parcours de formation de formation, le BTS », déclare le directeur des études, Prospère Metoughe Nang. Les mutations engagées entre 2009 et 2017 ont permis aujourd’hui, à l’établissement de mettre sur le marché de l’emploi de manière cumulée aux différentes offres de formation plus de 4400 étudiants admissibles ou diplômés. Cette mise à disposition concerne selon le directeur des études, « les trois niveaux de sorti vers le marché du travail » à savoir, le DUT, la Licence professionnelle et le Master professionnel.
« Au cours de ces dernières années, nous avons travaillé à consolider l’offre de formation par la stabilisation des maquettes, la création d’une plateforme méthodologique et la mise en place d’un règlement intérieur », ajoute le directeur des études.

Comme bon nombre d’établissements d’enseignement supérieur public du pays, l’IUSO compte deux offres de formation : celle dite initiale et continue. « En matière de restructuration, la formation continue à connu également une réforme. La première chose faite, c’est la création d’une coordination formation continue FPC », complète la directrice des études, Patricia Koumba Nguembhyt.

Sur le Plan administratif

Marqué par des réformes de tous genres, le volet administratif, n’est pas en reste du bilan énoncé par la direction générale et s’illustre par une série des mesures ciblées notamment en direction des partenariats conclus avec des universités françaises et canadiennes lesquelles, ont permis aux étudiants de l’établissement de poursuivre leur cursus (thèse) à l’étranger. C’est le cas avec l’université de Bordeaux, Amiens, Grand-Jean pour la France et Trois-Rivières et UQAM au Canada. Aujourd’hui, l’établissement dénombre près d’une dizaine des étudiants qui terminent leur troisième cycle (thèse) et ne cesse de croire à des nouveaux partenariats.

Sur le plan financier

Visiblement moins rassurant, le volet financier ne connait pas les beaux jours énoncés par la direction générale. La mise à disposition d’une seule partie du budget 2018 et le problème de recouvrement des fonds propres seraient les deux causes au problème. En effet, certes les arriérés de vacations 2017 aient été en partie réglés entre mars et juin y compris les soutenances mais le problème de recouvrement des fonds propres entache la viabilité des finances de l’établissement. Au niveau de la formation continue, seule 24% des fonds propres ont été recouvrés contre 76% non recouvrés. Au niveau de la formation initiale, ce taux représente 27% des fonds non recouvrés. Et les prévisions faites sur ces fonds pour le fonctionnement de l’établissement entachent l’action son action notamment les projets autour à en croire la comptable de l’établissement.

Pour la directrice sortante, pas question d’être sceptique quant aux efforts entrepris entre 2006 et aujourd’hui. « Lorsque vous arrivez ici, ce n’est plus l’école nationale supérieur de secrétariat d’antan et aujourd’hui on parle d’une institut des sciences de l’organisation qui a su asseoir cet statut scientifique et universitaire, déjà au niveau de l’offre de formation et de son visage avec une nouvelle configuration structurelle, un nouveau bâtiment, des nouvelles salles de classes même si cela reste à parfaire ».


Michaël Moukouangui Moukala

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