Investissements : La France se repositionne au Gabon

mardi 29 octobre 2019 Economie


La France reprend progressivement du terrain au Gabon avec la participation des acteurs privés dans le financement de nombreux projets de développement publics, à l’exemple de la centrale hydroélectrique de Kinguélé aval ou encore, la route Transgabonaise.

En 2018, le départ précipité par le gouvernement gabonais du groupe français Véolia, chef de file mondial des services collectifs, alors actionnaire majoritaire de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) à hauteur de 51%, avait bouleversé la quiétude des rapports de coopération qui ont souvent caractérisé la France et le Gabon. Cette tension, née des insuffisances de Véolia à remplir pleinement ses obligations, conformément au cahier de charges soumis par le gouvernement à l’entreprise, a permis de comprendre le caractère faillible de la présence de la France au Gabon, alors que l’ancien colon s’est souvent positionné comme un partenaire stratégique pour le Gabon.

La bataille judiciaire qui s’en est suivie et l’attrait du Gabon pour de nouveaux partenaires comme la Chine, premier partenaire économique du Gabon, en lieu et place de la France, a montré la fragilité de la position de l’ancien premier partenaire du Gabon. Pour reprendre sa position au Gabon, la France a négocié de nouveaux partenariats dans plusieurs domaines stratégiques. C’est le cas avec la reprise en main par la multinationale française Suez, du segment eau. Conclu en septembre dernier dans le plus grand de silence en France, Suez va prendre le relais de Véolia dans la distribution de l’eau au Gabon. Cette dernière va également s’occuper du segment de la collecte des déchets, après l’échec de l’implication d’Averda.

Tributaire de la commande publique, le secteur du BTP n’est pas en marge des ambitions de la France au Gabon. Inscrit dans une dynamique de développement des projets par apport des partenariats public-privés (PPP) pour limiter les dégâts de la dette sur l’avenir du pays, un fonds d’investissement français, Meridiam, vient de s’engager avec le Gabon dans un projet « pharaonique » de construction d’une centrale hydroélectrique et une route, la Transgabonaise.

Ces partenariats, après le retrait de nombreuses entreprises françaises du sol gabonais, en raison de la crise économique et des mésententes entre les deux partenaires, redonnent espoir à la France sur un terrain quasiment perdu il y a belle lurette.


Michaël Moukouangui Moukala

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