Interview : ’’Il y a des signes pour reconnaître les faux pasteurs ’’ dixit Patrick Anani Etoughe, Pasteur adventiste

samedi 5 août 2017 Société & environnement


Présent à Libreville pour une conférence de 14 jours lancée depuis le 2 août 2017 au stade de Nzeng-Ayong et à l’auditorium du ministère des Eaux et forêts, le Pasteur et recteur gabonais des universités adventistes basées au Cameroun Patrick Anani Etoughe s’est confié à la rédaction de Gaboneco.com pour diffuser son message qui , parmi plusieurs autres thèmes, donne quelques clés pour reconnaître les ‘’faux pasteurs ‘’ qui pullulent au Gabon.

Gaboneco (Ge) : Vous êtes un pasteur gabonais vivant au Cameroun, recteur des universités Adventistes, vous avez étudié la Bible pendant près de 14 ans, quelle est la raison de votre présence à Libreville ?

Patrick Anani Etoughe : Je suis ici avec la Fédération des églises Adventistes du 7e jour pour organiser une campagne métropolitaine consistant à donner plusieurs enseignements biblique sous le thème « Prépare toi à la rencontre de ton Dieu » du 2 au 14 août au stade de Nzeng-Ayong et à l’auditorium du ministère des Eaux et Forêst .

Gaboneco : Vous vous insurgez contre certaines pratiques adoptées par vos collègues pasteurs au Gabon, de quoi s’agit-il exactement ?

Patrick Anani Etoughe : Nous avons constaté que le Gabon est une terre bénie pour plusieurs pasteurs et nous avons remarqué que ces derniers représentent les problèmes de la société liés à l’argent. Ils deviennent plus des marqueteurs ambulants alors que le rôle des pasteurs n’est pas de devenir des hommes riches mais de former des hommes et femmes qui craignent l’Eternel.

Gaboneco : Que proposez-vous pour faire face à ce phénomène ?

Patrick Anani Etoughe : Si la richesse vient, cela doit être au bout de l’effort par des promesses de la prospérité. La Bible dit celui qui ne travaille pas ne mange pas, le sens est bien clair, un ange ne vous apportera pas un sac d’argent du ciel. Dieu veut que les gens travaillent et leurs efforts seront bénis à travers la fidélité dans les offrandes et les dimes.

Y en a marre de certaines annonces de pasteurs que l’on voit à travers la ville comme la Grande nuit du Carnage, un thème comme ça n’est même pas Biblique. La Bible dit que c’est vrai qu’il y a un conflit cosmique mais on n’insulte pas Satan.

Gaboneco : De manière claire quel message voulez-vous livrer à vos compatriotes ?

Patrick Anani Etoughe : Nous venons dire aux gabonais qu’il y a des signes pour faire la différence entre le bon et le faux pasteur.

Vous avez reçu gratuitement vous devez donner gratuitement, c’est un premier principe pour connaître le genre d’assemblée où l’on se trouve. Si un pasteur met l’argent en sans cesse en avant vous êtes sûr au moins à 99% que c’est un faux pasteur. Car l’argent, il est vrai, peut être nécessaire pour quelques besoins liés à l’avancement de l’œuvre de Dieu. Cependant il ne doit pas y avoir de pressions ou des appels insistants à l’endroit des fidèles car ces derniers doivent donner volontairement.

Notre message est basé sur les livres de Daniel et l’Apocalypse qui stipulent que la prophétie est la science de tous les mystères de la connaissance. Dans la plupart des prédications à Libreville on se rend compte que l’étude prophétique n’est pas la bienvenue alors que la bible dit qu’elle maîtrise l’histoire et la chronologie du monde. Pour eux des thèmes comme ’’Jésus revient bientôt’’ sont obsolètes.

Nous faisons partie de ce qu’on appelle des églises traditionnelles qui ont un promoteur c’est-à-dire une association, contrairement à celles qui s’appuient sur une personne physique comme on le voit ici et ailleurs. Le risque est que quand celle-ci meurt, l’église meurt avec son pasteur ou bien elle se divise derrière lui.

Gaboneco : Ne craignez-vous pas les foudres des autres hommes de Dieu ?

Patrick Anani Etoughe : Je suis gabonais je vois ce qui se passe je regarde la télé, je ne peux pas faire l’hypocrite en fermant ma bouche en disant que ce sont quand même des hommes de Dieu. Je n’ai pas à juger le bien ou le mal, mais en tant qu’intellectuel et citoyen gabonais, je me demande d’où viennent des thèmes comme la grande nuit de Carnage.


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