Interview exclusive : Hyanice Diloussa « L’UNIFAC va mal »

vendredi 16 octobre 2015 Sport


Porté à la tête du secrétariat général de l’Union des Fédérations du football de l’Afrique Centrale(UNIFAC) en remplacement de ses compatriote Gabin Nzogho Mintsa et Sam Kodjo Rawambia depuis plusieurs mois, le Gabonais Hyanice Diloussa a présenté les difficultés qui l’empêche d’accomplir pleinement sa mission au sein de cette institution sportive.

Gaboneco : Monsieur Diloussa, vous étiez en réunion récemment, quels étaient les sujets à l’ordre du jour ?

Hyanice Diloussa : Dans cette deuxième réunion que j’ai dirigé depuis ma prise de fonction, nous avons traité du fonctionnement de l’UNIFAC, des cotisations et des perspectives.

Gaboneco : Au sortir de cette réunion que vous avez dirigée est ce que vous pouvez nous dire comment se porte l’UNIFAC ?

Hyanice Diloussa : Je peux vous affirmer sans ambages que l’UNIFAC se porte mal. Lors de la réunion de Zurich les présidents des Fédérations de l’Afrique centrale nous avaient prescrit deux missions. Organiser deux tournois avant décembre notamment le tournoi des U17 hommes et la Coupe d’Afrique centrale féminine.

Les présidents des Fédérations de football d’Afrique centrale avaient pris l’engagement de s’acquitter des cotisations avant juin 2015. A ce jour aucune des fédérations n’à honoré cette promesse. Ce qui veut dire que l’UNIFAC n’a pas les moyens d’organiser les compétitions que nous a prescrit le comité exécutif de l’institution. C’est donc à ce titre que je dis que l’UNIFAC va mal.

Gaboneco : Quelles sont concrètement les difficultés auxquelles vous devez faire face ?

Hyanice Diloussa : En dehors des caisses vides laissées par le bureau sortant, nous n’avons toujours pas de siège, c’est vrai que la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) nous a reçu chez elle mais pour combien de temps ? Nous nous attelons mon adjoint et moi à en trouver un puisque les présidents des fédérations d’Afrique centrale ont demandé au Gabon de trouver un siège avant décembre.

Nous avons bon espoir que nous le trouverons vu que nous avons une allocation de 100.000 dollars à la CAF qui est prête à nous les céder dès qu’on l’aura trouvé.

Gaboneco : Vous avez dit que l’UNIFAC va mal quelles sont les solutions que préconisez ?

Hyanice Diloussa : Les solutions ce n’est pas le secrétaire général qui va les trouver, c’est plutôt l’ensemble des membres de l’UNIFAC à commencer par les présidents des fédérations de l’Afrique centrale avec la redynamisation de leur implication.

Le secrétariat général a fait des propositions au président de l’UNIFAC ,nous attendons donc qu’il convoque une réunion, une assemblée générale pour qu’ensemble nous décidions des activités à mener pendant la saison. C’est n’est donc pas le secrétariat général qui prend des décisions, il propose, le comité exécutif et l’ensemble des membres décident des actions à retenir.

Gaboneco : D’aucun disent que l’UNIFAC va mal parce que c’est le Gabon qui a le secrétariat général, qu’en pensez-vous ?

HyaniceDiloussa : Ce sont des propos qui n’engagent que les personnes qui les tiennent, car pour ma part je ne saurai le confirmer.

Gaboneco : A quand les contacts avec les différents présidents des fédérations à commencer par le président de l’UNIFAC ?

Hyanice Diloussa : Nous envisageons rencontrer très prochainement le président de l’UNIFAC qui est habilité à convoquer l’assemblée générale pour travailler avec lui sur le programme qu’on lui a fait parvenir.

Gaboneco : L’ UNIFAC va mal mais vous n’avez pas pour autant baissé les bras, comment vous avez été reçu par les membres de cette organisation qui avait avant vous des gabonais au secrétariat général ?

Hyanice Diloussa : Les pays membres de l’UNIFAC ont validé notre nomination à Zurich, je peux donc dire qu’on a été bien accueilli. Car ce sont eux qui ont entériné les propositions de la Fégafoot. Nous n’avons aucun problème avec les fédérations de football d’Afrique centrale. Encore moins avec les secrétaires généraux sortant avec lesquels nous avons des relations fraternelles et amicales.

Gaboneco : Quel est le programme des activités prévu pour cette première année de votre mandat ?

Hyanice Diloussa : Nous avons prévu cinq activités cette année de juin 2015 à juin 2016. Nous avons programmé une assemblée générale extraordinaire, un tournoi U17 hommes dénommé challenge Issa Hayatou, le tournoi U17 femmes, la Coupe d’Afrique centrale féminin et un séminaire en administration sportive.

Gaboneco  : Monsieur le secrétaire général, votre bureau n’a pas été reçu jusque-là par votre ministère de tutelle, qu’est ce qui explique ce retard ?

Hyanice Diloussa : Je ne saurais vous le dire, j’avoue que votre question me pose une colle. Nous avons été reçus à la Fégafoot quant au ministère n’oubliez pas qu’il y a eu récemment un remaniement. Nous serons certainement reçus par le ministre des Sports et celui des Affaires étrangères au moment opportun.

Gaboneco : Sans jouer les délateurs est-ce que vous pouvez nous donner les noms des pays qui ne cotisent pas et le montant prévu par l’UNIFAC ?

HyaniceDiloussa : Sur les huit pays de l’UNIFAC aucune fédération n’a versé jusqu’à ce jour ses cotisations qui sont d’un montant d’un million de FCFA par an.

Gaboneco : L’UNIFAC qui a quand même la chance d’avoir un de ses ressortissants, Issa Hayatou comme président de la CAF cependant on a l’impression que c’est la léthargie en terme d’organisation des compétitions sous-régionales, qu’est ce qui explique cela ?

Hyanice Diloussa : Ce n’est pas qu’une impression, il s’est installé une véritable climat de léthargie dans la mesure où il n’y a aucune activité organisée dans la zone IV. Cela dépend d’abord des présidents de fédérations .Il faut qu’il y ait une volonté manifeste de leur part pour essayer de redorer le blason de la zone IV. Il faut les moyens financiers qui proviennent des présidents des fédérations.

Gaboneco : En insistant sur le terme ‘’volonté’’, c’est un message que vous envoyez aux membres de l’UNIFAC ?

Hyanice Diloussa : Bien sûr nous souhaitons que les membres de l’UNIFAC se montrent plus responsables, qu’ils honorent les engagements qu’ils prennent et qu’ils pensent à la jeunesse de l’Afrique centrale et se disent que sans leur implication véritable, les clubs de l’Afrique centrale ne pourront pas émerger dans les délais impartis.


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