Instrumentalisation de la presse : L’opposition susceptible de conduire le pays dans le chaos ?

jeudi 21 janvier 2016 Politique


S’il est une chose que le Gabon a réussi de tout temps à préserver, malgré les mauvaises passes ou encore les moments de crise, c’est bien la stabilité sociale. Or, depuis 2010, l’on constate que le pluralisme politique, mais surtout l’un de ses corollaires, la floraison des médias dont certains militants, c’est le cas de le dire, pour le camp opposé au pouvoir, font choux gras des « chiens écrasés », menaçant les règles d’éthique et de déontologie très chères à la profession au point que l’on se demande s’ils n’attisent pas la haine entre citoyens et ne développent pas la rancœur.

« Nous n’avons pas de pays de rechange » a coutume de dire à ses compatriotes, le chef d’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba qui n’a de cesse de rappeler qu’il a hérité de ses illustres prédécesseurs un pays où il fait bon vivre du fait de la logique de paix que continue de préserver au nom du « vivre ensemble », l’ensemble des populations gabonaises. Mais, il se trouve que de plus en plus de gens, attisant la haine et la xénophobie par médias interposés, ont choisi depuis quelques années de mettre chaque fois qu’ils en ont l’occasion le feu aux poudres dans le but avoué de déstabiliser le pouvoir comme si depuis 2009, année où Ali Bongo Ondimba est arrivé à la tête de l’Etat suite à une élection présidentielle, ils n’étaient pas dans ce pays démocratique pour jouir de leurs droits de citoyens dont celui de manifester.

 

L’opposition gabonaise qui soutient, ce n’est un secret pour personne, cette presse de bas étage eu égard aux enseignements que nous procurent la déontologie et l’éthique professionnelle n’a pas cessé depuis des années de nous servir des insanités, elle, qui devrait porter son débat sur le champ idéel où on l’attend le plus. Veut-elle de ce fait nous faire dire qu’elle est à court d’arguments et que comme l’avancent peut-être à juste titre d’aucuns, elle cesse de facto de s’inviter dans la course à la présidence de la République comme en témoignent les incessantes querelles, y compris de leadership en son sein ? Supporterait-elle qu’une fois au pouvoir, les dirigeants d’aujourd’hui, opposants devenus, lui rendent la pareille ? Fait-elle preuve de responsabilité, elle, qui, tout le monde le sait, instrumentalise des médias en leur faisant perdre la tête et l’esprit civique, car n’oublions pas un seul instant que le journaliste est d’abord un citoyen d’un pays avant que d’être un professionnel des médias ? A-t-elle, cette opposition gabonaise, souvenance des dégâts provoqués dans les années 90 au Rwanda par la malfamée « Radio Milles collines » ?

 

Et osons gloser sur la liberté de la presse en question dont elle nie l’existence et l’observation dans ce pays où des titres, des radios et télévisions de tous bords naissent tous les jours que Dieu fait. Quels mots trouver pour expliquer que oui, elle existe bien au Gabon cette liberté de la presse et qu’il n’y a à ce jour aucun journaliste emprisonné pour faute professionnelle et même qu’il a été récemment décidé par les instances compétentes qu’il n’y aurait plus que des amendes pour sanctionner ceux qui s’illustreraient par leurs mauvaises pratiques dans l’exercice du métier de journaliste.

Pourquoi une telle poussée de haine ?

Que vous inspirent des titres tels : « Ali cherche-t-il la guerre ? », « L’Emergence du barbarisme au Gabon », « Et commença « l’intifada » gabonaise », « Le Gabon se dirige vers la guerre civile » ou « Climat d’insécurité au Gabon » que l’on retrouve dans des journaux comme « La Loupe », « Le Temps », « Nku’u », « Misamu » et autres favorables à l’opposition dont le rêve est d’aider leurs magnats et idéologues à parvenir à leurs fins, y compris par le sang à les entendre ? Dans tous ces titres et d’autres que nous ne citerons pas ici, déferlent des incitations à la violence, des propos anti-républicains, ethniques et tribalistes, des menaces et insultes envers le gouvernement, des arguments teintés de xénophobie et incitant à la haine. Comme pour dire qu’il n’y a plus de place pour la démocratie dans ce pays où des institutions sont depuis mises en place pour réguler la vie politique et permettre à tous les acteurs de se servir des mêmes canaux pour s’exprimer, se contester, se réprimander dans le respect d’autrui s’entend. Quel usage est fait desdites institutions par une certaine opposition ?

 

Le comportement de ces médias acquis à sa cause, est-il propice à l’apaisement des cœurs ? A qui profiterait une implosion du pays ? L’arène politique est bien balisée, les libertés respectées, encore faut- il que les populations et les acteurs politiques se prêtent au jeu pour ne pas avoir à redire à tout moment, parfois pour tout simplement amuser la galerie ou par mauvaise foi. Ce que l’on retiendra toujours, c’est que les ténors de l’opposition gabonaise qui instrumentalisent cette presse ne sont même pas eux- mêmes proches sentimentalement des professionnels des médias à leur solde qu’ils utilisent à des fins bassement politiciennes, y a qu’à voir le dénuement dans lequel ces journalistes vivent, alors qu’il aurait été profitable pour les leaders d’opinion de rehausser l’image de leurs porte-voix pour aller chercher une crédibilité auprès des populations qui verraient en eux des personnes altruistes. Ces femmes et hommes instruits ne font même plus lecture de la pensée de l’historien Thucydide selon laquelle : « Les hommes font l’histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font »


Dounguenzolou

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