Insalubrité : Libreville croule sous le poids des immondices !

mardi 11 septembre 2018 Société & environnement


La question de la collecte des ordures ménagères, (Ndlr : activité léguée à la société Averda au Gabon et principalement à Libreville, la capitale), refait surface dans les quartiers populaires, et ce, malgré les risques d’épidémies et autres pathologie encourus.

A Libreville, des montagnes d’immondices ornent à nouveau les rues, à un rythme effréné. Averda, l’entreprise qui a la charge de cette activité après un partenariat conclu avec l’Etat gabonais, il y a plusieurs années, éprouve depuis quelques mois des difficultés financières pour convenablement remplir sa tache. Conséquences : le ramassage des ordures, le dépotage à la décharge communale de Mindoubé, le balayage des rues, les services de base ne sont plus assurés depuis quelques temps. Dans les artères de la capitale, pas l’ombre d’un camion d’Averda. D’où les montagnes d’ordures observées çà et là, avec tous les risques que cela comporte sur le plan sanitaire.

Approchée, il y a quelques mois par les médias nationaux, alors que la même situation se présentait, l’entreprise avait expliqué qu’elle éprouve des difficultés financières consécutives aux lenteurs administratives dans l’apurement d’une ardoise de 16 milliards de francs CFA au titre de la dette de l’Etat Gabonais. Si à cette époque 1,5 milliards de francs CFA avait été débloqué dans l’urgence par le gouvernement pour alléger cette ardoise, cette somme n’aurait malheureusement pas suffit à permettre à l’entreprise à supporter les charges quotidiennes, notamment le carburant des véhicules commis au transport des ordures vers la décharge, le paiement des salaires des agents affectés et les fonds de fonctionnement.

Selon une source proche de l’entreprise contactée par Gaboneco.com, c’est effectivement suite à ce manque que les activités ont dès le début de ce mois de septembre, été interrompues. « La principale cause de cette situation, c’est la dette de l’Etat. L’entreprise qui affecte le processus d’activité d’Averda », explique-t-elle.
Arrivé au Gabon, il y a moins de 10 ans les ambitions de l’entreprise ont du mal à être perçues par les autorités lorsque dans d’autres pays, tel le Congo voisin ou le Maroc, Averda s’illustre de manière positive. Comment comprendre cette « indifférence » de l’Etat face à une question aussi cruciale que celle de la collecte d’ordures ménagères ? Pourquoi le modèle Averda réussi-t-il dans les autres pays où l’entreprise exerce son activité et non au Gabon ? Comment en un lapse de temps (Ndlr : moins de dix ans), l’Etat est-il parvenu a cumulé une dette de 16 milliards de francs CFA ?

Si du côté de l’entreprise on ne s’est pas encore prononcé sur un quelconque retrait du Gabon, force est de constater que l’entreprise n’ose plus injecter son argent, sans des garanties. Cette position affecte dangereusement la vie des populations qui doivent au quotidien côtoyer des tas d’immondices nocifs à la santé.


Michaël Moukouangui Moukala

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