Infrastructure portuaire : Nouvelle envergure du port d’Owendo !

jeudi 12 janvier 2017 Economie


A Owendo, au sud de la commune de Libreville, deux ports, l’un dédié à l’activité du vrac et conteneur et l’autre minéralier, fruits des investissements du singapourien Olam, sortent progressivement de terre. Leur aboutissement offrira des opportunités immenses et permettra par la même occasion de lutter contre la cherté de la vie, si l’on s’en tient aux projections des responsables d’Olam.

Derrière la façade calme de la devanture du Port d’Owendo, ingénieurs et ouvriers de l’entreprise Olam s’activent à agrandir le quai de débarquement des marchandises. Un nouveau port à marchandise (Ndlr : Port General à Cargo porté par GSEZ Port, un projet local d’Olam), voit peu-à-peu le jour. Segmenter en plusieurs phases, le nouvel édifice construit par l’entreprise Olam sur fonds propres disposera de deux quais, l’un de plus de 400 mètres et l’autre de 220 mètres entièrement innovant. Selon le descriptif des ingénieurs, la profondeur des quai est estimée à 13 mètres. De même, des silos de stockage de grain et d’huile de palme prêt pour l’import-export y sont également construits.

« Aujourd’hui on développe pas mal de projets et dans le cadre de ces réalisations, on a besoin d’un outil d’import et export, d’un outil de sorti et d’entrée qui facilite le flux de nos marchandises. Pour nous, il était très important d’améliorer la productivité de nos produits et que nous ayons des outils de logistique qui nous permettent d’assumer cette démarche », explique le responsable de GSEZ, Rose Bertrand. Mais au-delà d’Olam Gabon, il y a la volonté de mettre à la disposition de l’économie nationale, une plateforme logistique totalement automatisée, rapide, économique, au service des entreprises et du consommateur. Le port est même présenté comme « une fenêtre unique pour les consommateurs qui veulent faire sortir leur marchandise . Avec le nouvel édifice, Olam veut aider à faire bouger les lignes dans le domaine. Ce n’est pas un outil qui va que aider Olam mais toutes l’économie gabonaise » , rassure le responsable.

Grace au port, six bateaux pourraient accoster au même moment. Cela devrait permettre de limiter les coûts de transport des marchandises tout comme ceux de la manutention, porter une nouvelle synergie à l’économie nationale, créer des nouveaux emplois et lutter par conséquent contre la cherté de la vie. « Cela va générer des centaines d’emplois, favoriser la création de nouvelles entreprises qui va permettre de donner un contexte au port axé sur les outils logistique : le transport, les agences shippings et tout ce qui est agence de transit. Autour de GSEZ Port vous avez toutes ces sociétés qui ont été créés », soutient la même source.

Ambition autour du secteur minier

Près de 80% des projets de mines s’arrêtent faute de logistique suffisante au Gabon. Pour faire face à cette faiblesse et rendre les entreprises gabonaises plus compétitives, loin de la réalité endogène, Olam via GSEZ Port a décidé de mettre sur pied son propre port minéralier. Etalé sur une superficie de 45 hectares, le port est un projet novateur même si la compagnie Comilog s’était illustrée avec un projet similaire. Sur le moyen et long terme, le port atteindra une capacité de production de 3 à 10 millions de tonnes. L’ambition d’Olam à travers GSEZ Port consiste à pallier le nombre insignifiant d’entreprises spécialisées dans le secteur minier.

Totalement automatisé, le port est accessible par rail, voie maritime et routière. « On a ajouté les engins de stockages et de déplacement de minerais », explique le responsable du port, Philippe Gery. « L’idée donc était de créer un nouveau port minéralier qui puisse être utilisé par toutes les sociétés minières du Gabon. C’est un port multi-client qui permet à chacune de ces société d’exporter leur produit à moindre coût et qui rendent encore leur exploitation sur le marché international encore plus compétitive », ajoute ce dernier . Pour Olam, ces deux ouvrages s’inscrivent dans la prospérité tant des populations que de l’économie nationale.


Michael Moukouangui Moukala

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