Indicateurs économiques : Le Gabon, un cas atypique !

mardi 19 avril 2016 Economie


Le Gabon est un cas d’école, un véritable paradoxe socio-économique ! En effet, il appartient de par son Produit Intérieur Brut (PIB) au groupe des Pays à Revenus Intermédiaires (PRI) et dans le même temps, il est classé parmi les pays les moins avancés, PMA, en raison de ses indicateurs sociaux. Un vrai paradoxe !

Grâce au pétrole et à la faible population (un peu plus de 1.800.000 habitants), le pouvoir d’achat moyen des populations gabonaises est historiquement, supérieur à celui des pays d’Afrique subsaharienne. Le Revenu National Brut (RNB) par habitant s’établit en 2013 à 10 650 dollars américains pas moins de 6.500.00 francs par an. C’est le deuxième pays d’Afrique à se targuer d’avoir un tel revenu par habitant. Néanmoins, l’inégalité dans la répartition de ses richesses plonge un tiers de la population dans la misère. Le taux de chômage est préoccupant et presque alarmant, au-delà des 20 %, si l’on s’en tient aux estimations. Les jeunes représentent 60 % de la population en quête d’emploi.

En tenant compte de l’Indice de Développement Humain, (IDH), le Programme des Nations Unies pour le Développement, (PNUD),le Gabon a été classé en 2013 au 112e rang mondial sur 149 pays. Les indicateurs sociaux n’étant au rendez-vous comparable aux revenus national !

En 2014, la dette extérieure gabonaise s’élevait à 3,8 milliards de dollars américains et représentait, environ 22,5 % du PIB. Au niveau régional, le Gabon semble respecter les quatre critères de convergence fixés par la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) dans le cadre de la surveillance multilatérale des économies de la zone(le respect du ratio d’endettement par rapport au PIB, le solde du déficit budgétaire, le paiement des arriérés de la dette, et l’encadrement du taux d’inflation).

Entre 2012 et 2014, l’économie gabonaise a enregistré une croissance soutenue (de plus de 5%) dû à l’investissement public. Le secteur pétrolier qui représente environ 60% du PIB à enregistrer des recettes au-delà des attentes sans oublier le secteur des mines qui ont contribué à cette embellie. Cette embellie a-t-elle été profitable aux populations ? Les indicateurs sociaux, en décalage avec le niveau de richesse du pays démontrent-il le contraire ?Dans tous les cas, un tiers de la population active vit dans la pauvreté, selon le rapport pondu sur l’IDH. A cela s’ajoute le taux important de séroprévalence, de l’ordre


Tony Muru

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