IDH : Le Gabon progresse d’une place

lundi 3 avril 2017 Société & environnement


Logé à la 109 ème place à l’échelle mondiale, le Gabon vient de gagner une place dans le classement 2016 de l’Indice de développement humain (IDH) publié par le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud). En Afrique, le Gabon arrive en 7ème position, et ce, devant des grandes puissances du continent comme l’Egypte (111e), l’Afrique du Sud (119e), le Maroc (123e) ou encore le Nigéria (152e).

Malgré un contexte de crise socio-politico-économique, le Gabon est plutôt bien coté dans les indicateurs d’évaluation de performances. On en veut pour preuve le dernier classement relatif à l’ Indice de Développement Humain (IDH), rendu public par le Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD). A ce propos, le Gabon garde même une dynamique appréciable contrairement aux économies majeures d’Afrique. A la 109e place mondiale dans le dernier classement, le Gabon gagne une place cette année. En effet, en 2015, le pays occupait la 110e place.

Deuxième IDH d’Afrique subsaharienne, le Gabon occupe globalement, la 109 place d devant l’Egypte (111e), l’Afrique du Sud (119e), le Maroc (123e) ou encore le Nigéria (152e). Au niveau de la Cémac, le Gabon devance aussi de loin ses voisins notamment le Cameroun (153e mondiale) qui est 23ème au niveau continental. Classé dans la catégorie des pays « moyennement développés », le Gabon connaît une nette amélioration dans les secteurs inhérents à l’espérance de vie (63 ans), la durée de scolarisation des adultes (âgés de 25 ans) et enfants, au pouvoir d’achat (Revenu par habitant). Au cours de la période 2013-2014, laisse entrevoir le classement, le dernier indicateur a par exemple connu une augmentation de 23%. Mais ces indicateurs et cette position au sein du classement, reflètent-t-ils la réalité ?

Contraste

Au fil du temps, le classement du PNUD tend à poser problème en raison des critères d’évaluation de développement d’un pays. Bon nombre d’experts estime que l’IDH est peu fiable parce que très « subjectif ». En effet, les efforts de développement souvent consentis par les gouvernements et leur impact sur le quotidien des populations, malgré les significatives mutations que cela entraîne, ne sont pas pris en compte par les calculs du PNUD. Rachid Benmokhtar Benabdellah, ingénieur marocain explique que « cet indicateur qui est censé évalué le niveau de développement des pays du monde, favorise les nations de taille démographique réduite et pénalise celle ayant une population importante ». Dans la pratique, cette explication tient la route. Rien qu’en tenant compte du panorama du classement des pays africains, on remarque à l’exception de l’Algérie avec sa population estimée à 39 millions d’habitants en 2013, que les pays de taille démographique moyenne se démarquent au détriment des puissances économiques du continent qui sont à la traîne dans ce classement.

On peut alors comprendre que le caractère restreint d’une population agit positivement sur la position d’un pays dans le classement du PNUD. Ce qui justifie que le Gabon (avec ses 1,8 million d’habitants), malgré ses aléas de développement, devance l’Egypte (82 millions d’habitants), l’Afrique du Sud (52 millions d’habitants), le Maroc (33 millions d’habitants), le Nigéria (173 millions d’habitants) dont la dynamique sociale dépasse notamment celle du Gabon. En prenant rien que la modalité « scolarisation » du classement, dont la finalité est de déboucher à la formation des cadres, le classement du PNUD à l’analyse, ne tient pas compte des grèves et autres mouvements d’humeur. Il se limite plutôt aux statistiques d’entrée, (Ndlr : début de la scolarisation).

« Les trois indicateurs mesurant l’IDH d’un pays, à savoir, le PIB, l’espérance de vie et le niveau d’instruction ne tiennent pas compte de toutes ces évolutions et ne couvrent que quelques dimensions de son développement humain », relève Alia Al Dalli, représentant résidant du PNUD au Maroc. Pour elle, pour que ces indicateurs traduisent réellement les faits d’évolution sociaux, « il faut insérer de nouveaux indicateurs bien plus concrets qui touchent le développement dans son sens large ».


Michaël Moukouangui Moukala

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