Hydrocarbures : Fusion de la SOGARA et de la GOC

vendredi 14 juin 2019 Economie


Selon une décision du dernier conseil des ministres, la Société gabonaise de raffinage (Sogara) et le Groupe Gabon Oil Company (GOC) vont fusionner pour former une seule et même entité.

Poursuivant les réformes au sein de l’administration publique afin de parvenir à assainir ses finances publiques, le gouvernement de la République gabonaise, à l’occasion du conseil des ministres du 13 juin 2019 a entériné le projet de décret portant fusion de la Société Gabonaise de Raffinage (SOGARA) avec le groupe Gabon Oil Company (GOC). La Sogara meurt donc pour laisser prospérer la GOC et pour répondre à un enjeu d’ajustement structurel tel que voulu par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre d’un programme en cours avec le Gabon.

Cette décision qui intervient plusieurs semaines après que dans une affirmation officielle, en réponse aux « allégations » autour de la volonté du FMI de voir la Sogara et la GOC mourir, l’ancien ministre du pétrole, du gaz et des hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroue, avait réfuté cette possibilité mentionnant que ces deux entités étaient un patrimoine national donc, participaient à la souveraineté économique du Gabon. « Il n’a point été question pour le FMI de donner une quelconque injonction au gouvernement gabonais de liquider la compagnie nationale des hydrocarbures, la Gabon Oil Company (GOC) ou la Société gabonaise de raffinage (Sogara)  » avait-il alorsaffirmé.

Chose évidente désormais, la GOC avale la Sogara. Le rendement économique de ces deux entités peut expliquer cette absorption. Frappée par des difficultés structurelles, cela fait plusieurs années que la Sogara fonctionne au ralenti, malgré l’évolution de la capacité de production de 600 000 tonnes de pétrole dès ses débuts à 1 million aujourd’hui. De son côté, la GOC se démarque avec des résultats satisfaisants. C’est le cas du bilan de l’année 2018 de la compagnie dont le résultat net s’est établi à plus de 18 milliards de francs CFA contre -6 milliards de francs CFA en 2017.

A travers cette fusion-absorption, l’ambition des autorités gabonaises est de répondre certainement à une exigence du FMI basée sur l’optimisation des dépenses publiques alors que le pays subit toujours le contrecoup de la crise qui sévit depuis 2014. Cette fusion sera-t-elle payante ? Seul l’avenir nous le dira !


Michaël Moukouangui Moukala

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