Huile de palme : 3000 tonnes exportées !

mardi 22 mai 2018 Economie


Après une première exportation d’huile de palme en 2016, le Gabon vient de procéder au chargement de sa première cargaison de 3000 tonnes d’huile de palme au départ du Terminal à conteneurs d’Owendo. Une transaction qui conforte l’entrée du Gabon dans le panel des pays exportateurs d’huile de palme.

Une nouvelle dynamique économique façonnée par le partenariat public privé (PPP), conclu il y a quelques années entre l’Etat gabonais et le groupe Olam, ouvre de nouvelles perspectives économique pour le Gabon. En effet, après l’exportation, passée quasiment sous silence, d’une cargaison de 2000 tonnes d’huile de palme brute vers le Cameroun et 1800 tonnes d’huile d’amande, une première cargaison de 3000 tonnes d’huile de palme vient d’être effectuée. Une transaction qui place le Gabon parmi les pays exportateurs d’huile de palme et qui conforte ainsi sa place sur le marché des produits agricoles.

Un choix audacieux permis par l’implantation de l’industriel Olam au Gabon dont les activités développées prennent en compte l’ensemble des aspects liés au développement du segment huile de palme à l’international. Ce qui explique qu’en plus des plantations d’huile de palme développées entre les provinces de l’Estuaire et de La Ngounie, un port pour faciliter l’excédent de production au niveau local a été construit à Owendo par la même entreprise. Cette infrastructure selon les enjeux permettra « d’améliorer la compétitivité économique du pays et surtout, d’abaisser le coût des biens importés ».

Pour l’ancien ministre de l’Agriculture, Yves-Fernand Manfoumbi, c’est le passage vers la prospérité. « Lorsqu’un pays commence à exporter des produits finis, cela génère de la richesse et améliore la balance commerciale et cette amélioration entraine l’entré des devises », disait-il.

L’huile de palme locale, produit prisé à l’international

L’huile de palme, ce produit qui positionne le Gabon dans la compétitivité agricole internationale offre au pays un avantage comparatif sur ses concurrents au niveau de la sous-région, notamment au Cameroun où l’huile de palme Made in Gabon a su conquérir le marché local en lieu et place de l’Asie. Deux facteurs font la différence. D’une part, il y a le prix de cession que le marché camerounais juge plus attractif et qui pourrait de ce fait positionner le Gabon comme « le principal fournisseur des raffineurs camerounais en huile de palme, au regard des investissements que réalise la société agro-industrielle Olam », d’autre part, la qualité du produit. Sans nul doute que la proximité entre les deux pays milite également en faveur de l’huile de palme gabonaise.


Michaël Moukouangui Moukala

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