Henri-Claude Oyima/PDG BGFIBank : « Plus de 75 % de nos financements sont alloués aux entreprises et aux projets structurants »

samedi 25 mars 2017 Economie


Intervenant dans le cadre de la 5e édition de l’Africa CEO Forum (ACF) tenue du 20 au 21 mars à Genève, le PDG du Groupe BGFIBank, Henri Claude Oyima a souligné le rôle capital que joue l’établissement bancaire qu’il dirige dans le financement des entreprises. Selon ce dernier, plus de 75 % des financements de BGFIBank sont alloués aux entreprises et aux projets structurants.

La percée du Groupe bancaire BGFIBank en Afrique s’est accompagnée d’une implication majeure dans le financement des économies et dans la pérennité des entreprises. Intervenant dans le cadre de la 5e édition de l’Africa CEO Forum (ACF) organisée du 20 au 21 mars à Genève, le PDG du Groupe BGFIBank, Henri Claude Oyima a indiqué le rôle joué par la banque qu’il dirige dans le soutien aux entreprises. «  Plus de 75 % de nos financements sont alloués aux entreprises et aux projets structurants » affirme Henri-Claude Oyima.

Pour l’homme d’affaires gabonais, la teneur du pourcentage des fonds alloués aux entreprises dans le cadre de leur projet fait taire un préconstruit, celui selon lequel les banques ne prêtent pas. Selon ses propres mots, « le groupe BGFIBank fait aujourd’hui la démonstration de ce qu’une banque peut concrètement faire pour l’économie d’un pays ». Ce soutien aux entreprises peut se comprendre. Avec des résultats consolidés pour le groupe en 2016, en hausse de plus de 30 % par rapport à l’exercice 2015, BGFIBank conjugue avec de bonnes performances et ce, en dépit d’un contexte économique peu favorable au développement des activités dans d’autres entreprises. Mais ce dynamisme s’explique avant tout par la politique de développement à l’international que le groupe ne cesse de promouvoir depuis quelques années .

L’exigence d’une réforme des marchés des capitaux

En Afrique, le défi de développement est immense et malgré l’existence de places boursières censées combler le déficit plausible en financement, l’échec demeure réel. En moins de 20 ans, l’Afrique a connu ses premiers balbutiements de sa capitalisation boursière. Aujourd’hui, plus de 2/3 des pays africains sont couverts par une bourse locale ou régionale. Si les régions du Sud et du Nord du continent enregistrent des exploits salutaires dans ce domaine, l’Afrique centrale elle demeure à la traine et le problème de l’existence des places boursières dans un environnement économique marqué par un faible rendement soulève des grands débats quant à leur importance notamment.

Pour Henri Claude Oyima, l’existence des marchés des capitaux peu matures nécessite aujourd’hui d’orienter le développement du marché des capitaux vers le développement de la finance classique. « Il ne fallait pas céder à l’effet de mode en mettant en place des bourses vue la faible capitalisation boursière des marchés des capitaux actuels. L’expérience africaine doit pour le moment et en priorité se concentrer sur le renforcement des acteurs classiques les banques qui contribuent de manière très significative au développement des économies africaines  », a-t-il expliqué dans le cadre de l’Africa CEO Forum.


Michaël Moukouangui Moukala

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