Hausse des prix : Ali Bongo Ondimba s’enquiert du panier de la ménagère ?

lundi 23 mai 2016 Economie


Pour constater de visu et mesurer l’impact des prix sur le coût de la vie, le Président de la République, Ali Bongo Ondimba a effectué le week-end écoulé une visite de terrain dans certains commerces de Libreville.

En 2012, pour tenter d’enrayer l’inflation, l’Etat avait entrepris des mesures. Ce qui explique que quelques 11 milliards de francs CFA, à titre de droits de douanes et de TVA sur neuf groupes de produits avaient été sacrifié pour aboutir à une situation acceptable. Quatre ans après, qu’en est-il de la situation réelle des prix au Gabon ? C’est ainsi qu’il faut comprendre la descente d’Ali Bongo Ondimba, le week-end écoulé dans plusieurs commerces de la capitale.

S’il est vrai que la mesure est belle et bien effective, car les commerçants sont dédouanés des taxes, il en demeure pas moins vrai que l’encadrement et le contrôle ne sont pas encore optimum. Pour le Président de la République, ces deux facteurs demeurent « la priorité des priorités pour lutter contre la vie chère », d’où son annonce relative à la prochaine tenue d’un conseil des ministres sur la question.

Lutte ?

Explosion des prix des loyers, du transport, des produits de première nécessité, si le Gabon offre une stabilité socio-politique à ses habitants, en termes de consommation, le constat est aussi différent qu’amer.

Prix du poisson, de la viande, de la volaille, du riz, du lait, de certaines conserves de légumes, des pâtes alimentaires et de certaines conserves de poisson, si 64 produits de consommation courante figurent dans la liste des produits dont les prix bénéficient d’une surveillance particulière, la réalité sur le terrain est tout autre.

Le manque d’encadrement et de contrôle laisse les prix à la merci des commerçants (« price maker ») qui décident du seuil des prix des produits. Pas étonnant que deux ans, après cette mesure, en 2014, dans le classement sur la cherté de la vie dans le monde, réalisé par Mercer Human Consulting, un cabinet britannique d’étude, Libreville arrive en 4e position en Afrique des villes les plus chères. Ainsi entre 2014 et 2016, la réalité n’a pratiquement pas changé. La cherté de la vie demeure une situation préoccupante et pour de nombreux gabonais.


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