Handball/Can 2018 : « Le Gabon est à féliciter pour son organisation », d’après Dr Aremou Mansourou, président de la CAH

jeudi 1er février 2018 Sport


Au terme de la 23ème Can de handball des hommes qui s’est récemment déroulée à Libreville, Le Dr Aremou Mansourou, président de la Confédération Africaine de Handball, (CAH), se félicite de l’organisation de la compétition. Il souhaite que d’autres pays au sud du Sahara suivent l’exemple du Gabon qui a tenu le pari de l’organisation. Avec l’appui de la fédération internationale de handball, un de plan de relance est prévu pour élever le niveau de plusieurs équipes au sud du Sahara. Dans cette interview, le Dr Aremou Mansourou évoque les chances de l’Afrique au prochain mondial. Entretien.

Gaboneco (Ge) : M.le président la Can de handball des hommes est terminée, comment avez-vous apprécié cette compétition ?

Aremou Mansourou (AM) : C’est sur deux plans que j’ai apprécié cette Can. D’abord sur le plan organisationnel. Le Gabon a démontré aux acteurs africains qu’il était à la hauteur de la mission confiée. C’est la preuve que quand les gens veulent réussir, il faut leur accorder toute l’attention requise pour qu’ils vous donnent la preuve de leur disponibilité. Le Gabon comme certains pays au sud du Sahara a donné la preuve de ce qu’il pouvait organiser comme les pays de l’Afrique du nord. J’en suis très heureux. C’est pour moi l’occasion de renouveler la reconnaissance de Confédération Africaine de Handball, la reconnaissance de la famille africaine aux autorités gabonaises. Sur le plan technique, C’est le même schéma. Les pays de l’Afrique du nord ont confirmé leur suprématie.

Ce n’est pas étonnant ! Dans la mesure où ces pays ont compris très tôt et se sont inscrit dans la formation et la relève. Ces pays ne manquent jamais les compétitions des petites catégories. Donc la relève est assurée. Ce qui n’est pas garantit pour les pays au sud du Sahara. Il n’y a pas de tricherie en sport. Il faut que les pays au sud du Sahara fassent autant pour être performants. Ils doivent assurer la formation et la relève pour espérer concurrencer les équipes de l’Afrique du nord.

Ge : Y’a-t-il une équipe au sud du Sahara qui vous a impressionnée ?

A M  : Le Gabon a marqué l’opinion par sa performance sportive. Ce qui signifie qu’on a besoin forcement de bénéficier de l’apport de ceux qui jouent à l’étranger. L’environnement n’est pas encore celui qu’il faut pour permettre aux talents de s’exprimer convenablement. Ceux qui réussissent c’est généralement ceux qui arrivent à exploiter leur potentiel à l’étranger. Je pense qu’il faut travailler dans ce sens. En Europe ou ailleurs, les gens participent régulièrement à des compétitions. Il y a aussi l’harmonisation du calendrier.

Dans le cas du Gabon, il m’est revenu que la sélection a été mise en place et que il n’y avait pas de championnat comme dans d’autres pays. Cela suppose qu’il faut réadapter son calendrier à celui imposé par la fédération internationale. C’est à dire l’organisation de la Can au mois de janvier, revoir son calendrier pour mettre les joueurs locaux en compétition. Je crois qu’en associant les deux stratégies, cela peut espérer pouvoir combler l’écart avec l’Afrique du Nord.

Ge : La Confédération Africaine de Handball a-t-elle un plan de relance pour aider à relever le niveau du handball au sud du Sahara ?

A M : Absolument ! Il faut saluer la présence du président de la fédération internationale de handball qui est venu constater avec moi la situation dans ces pays. On lui a d’ailleurs fait un point lors de la réunion du conseil d’administration. Il a fait la promesse d’apporter une aide. En harmonie avec lui on va dégager un plan en tenant compte des spécificités des pays.

Ge : La Tunisie, l’Egypte et l’Angola vont représenter le continent au mondial au Danemark et en Allemagne, quelles sont les attentes de la Confédération ?

A M : Nous sommes à 12 mois de cet évènement. Théoriquement, si on veut de bons résultats on doit bien s’organiser pour avoir un plan de travail cohérent pour nous permettre d’être compétitif au plan mondial. Surtout faire des matchs de haut niveau pour se faire une idée précise des grandes équipes pour réduire la marge qui nous séparent des grandes nations de handball.

Ge : Pourquoi l’organisation de la Can retourne au Maghreb après la 23ème édition à Libreville ?

A M : C’est tout simplement une question de logistique. Nous avons eu l’audace d’attribuer la compétition au Gabon sans avoir l’assurance de l’existence d’une salle de compétition. Mais on avait foi. La preuve est là. Donc le premier facteur qui peut nous emmener à confier une Can c’est le plateau de jeu. Apres on voit les autres aspects dont les conditions de séjour. Le Gabon vient de donner la preuve. Tous les pays au sud du Sahara qui remplissent ces conditions sont éligibles à l’organisation d’une Can. C’est donc un travail de plaidoyer à faire auprès des gouvernants à l’effet d’ériger des salles de sports pour abriter la Can.


Propos recueillis par YAO

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs