Handball/Can 2018 : Domination territoriale du Maghreb

mardi 23 janvier 2018 Sport


La Can de handball des hommes est une priorité de l’Afrique du nord. Depuis la création de cette compétition en 1974, il n’y a que 3 pays au nord du continent (Ndlr : il y a 45 membres) qui se partagent les trophées. Les autres se contentent des miettes. Ils ne sont pas nombreux les pays qui essaient autant que faire se peut de se hisser au sommet. Mais ce n’est pas une mince affaire, tant arriver et demeurer au sommet relève de la compétence hors pair.

C’est en 1974 que la, première édition de la Can de handball des hommes s’est jouée en Tunisie. Le pays hôte a remporté la première édition devant le Cameroun. En 1981, toujours en Tunisie, l’Algérie vient à bout de la Cote d’Ivoire en finale (30-25). Deux ans plus tard en Egypte, nouvelle victoire des Fennecs face aux Diables Rouges du Congo (25-24). Et puis, plus rien. Depuis 1983, c’est la traversée du désert pour les équipes d’Afrique au sud du Sahara. Pourtant les compétitions se jouent chaque deux ans, mais ce sont toujours les mêmes qui montent sur le podium. Quand ce n’est pas la Tunisie, (9 titres) on retrouve l’Algérie, (7 Can), ou l’Egypte, (6 trophées). Ce n’est qu’en 2016 en Egypte que l’Angola s’est classé 3ème.

L’absence des autres équipes africaines s’explique. Selon le sélectionneur du Maroc, Sayed Ayari : « Le Handball africain est plein de talent, il est plein de qualité. Mais il n’y a pas une politique stable de formation en profondeur. Je vois des équipes africaines qui ne sont pas constantes parce qu’ils ont des bons joueurs qui évoluent en Europe. Parfois pour venir jouer des compétitions, ces équipes ne ramènent pas les meilleurs qui évoluent Europe, faute de moyens. Donc, il n’y a pas une politique stable au niveau des équipes africaines ».

Dans cette lancée le gardien de la Tunisie, Missaoui Makram, pense que cet écart se comprend : « Chez nous en Tunisie il y a les moyens financiers pour accompagner le sport. En plus, le handball est un sport tellement populaire et nous avons un grand nombre de licenciés. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays africains ». A ce niveau, le sélectionneur adjoint de la RDC est d’accord. Selon Badenika Simon Pierre, « Si on veut atteindre le niveau de l’Afrique du nord, il faut que nous soyons bien organisés comme eux. Il n’y a pas d’autres solutions que de mettre en place une bonne organisation. Et donc du coup, les résultats aujourd’hui ne reflètent que la bonne ou mauvaise organisation de notre handball national. Il n’y a pas de secret. Seul le bon travail et la bonne organisation vont payer ».

Idriss Yacine, gardien des Lions de l’Atlas qui évolue à Toulouse en France abonde dans le même sens. L’Afrique du nord est au-dessus parce que « Depuis bien longtemps on a pris les choses en main, pendant que les autres pensaient à autre chose. C’est pour cela que le handball africain est au-dessus. Il faut assurer la formation. C’est vital pour la pérennisation de l’équipe .Mais la maintenant on voit de gros efforts fournis par certains pays comme l’Angola, le Congo et le Gabon et les résultats sont là ».

Un avis que partage l’international de la RDC qui évolue au FUS de Rabat au Maroc, Pacha Ikondo Ike est conscient du retard pris mais il croit que les choses vont changer positivement : « Maintenait ça commence à changer déjà là nous sommes au Gabon dans un magnifique Palais des Sports. C’est déjà un signe positif. Il ya des jeunes joueurs qui évoluent à de bon niveau au Maghreb et en Europe. On a vu Yannick Aubyang, le gabonais qui a joué en Tunisie et d’autres. Il y a un camerounais Abou qui est en Tunisie. Je Crois qu’il faut continuer dans ce sens ». Justement Yannick Aubyang, l’international gabonais se félicite de la construction du nouveau Palais des Sports : « C’est important d’avoir de telles infrastructures comme le Palais de Sports de Libreville. C’est déjà professionnel, nous qui évoluons dans les conditions professionnels on est à l’aise. Personne ici n’est gêné ! Nous sommes dans des conditions au top. Les équipes du Maghreb dominent parce qu’elles sont professionnelles et ont des bonnes formations ».

Le coach des algériens, Sofiane Haiouani approuve cet avis. Il apprécie les efforts fournis par le Gabon pour délocaliser cette discipline : « Le Gabon est à féliciter pour cette superbe salle des sports qui répond aux normes et qui donne envie de pratiquer le sport. C’est un niveau supérieur pour cette compétition ». Idriss Yacine, le portier marocain abonde dans ce sens : « Je remercie le Gabon pour le travail fait. C’est un magnifique gymnase comme en Europe. Sans infrastructures on ne peut rien faire pas de gymnase pas de compétition. Franchement, je suis très content de jouer dans ce palais des sports ».


YAO

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs