Grossesse précoce : Un phénomène inquiétant !

jeudi 31 mars 2016 Santé


La fécondité chez la femme débute avec l’apparition des premières menstrues, souvent pendant l’adolescence. Est-ce pour autant suffisant pour justifier le nombre d’adolescentes enceintes grossissant les rangs des centres de santé maternelle et infantile ? Qu’est ce qui explique ce fort taux de grossesses précoces ?

Plusieurs facteurs expliquent le phénomène des grossesses précoces au Gabon. Il n’est pas rare de rencontrer dans la quasi-totalité établissements de la capitale gabonaise des jeunes filles enceintes. Soulignons également que l’adolescente est facilement corruptible. Du coup, il peut arriver qu’elle cède aux avances d’un partenaire lui promet monts et merveilles. Naïve, elle oublie, souvent, les dangers encourus à court, moyen et long terme, après un rapport sexuel non protégé.
D’ailleurs, l’étude : « Avortements provoqués clandestins et contraception en milieu scolaire gabonais », menée par NYAME Ayité indique que sur 434 élèves de lycées enregistrés en 2008, le taux de prévalence était de 28,1 %. En effet, les groupes vulnérables sont les élèves dont 67 % étaient enceintes, et les jeunes âgés entre 15 à 20 ans.
Autre raison et non des moindres, la précarité poussant plusieurs adolescentes à avoir des rapports sexuels précoces. En échanges d’espèces sonnantes et trébuchantes, elles livrent leurs corps, pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Une forme de prostitution ! Cependant, la précarité à elle seule ne suffit pas pour expliquer les grossesses chez les jeunes filles ? Non sommes-nous tentés de répondre ! Et pour cause, les questions de sexualité demeurent encore taboues dans de nombreuses familles.
Une grosse erreur ! L’éducation sexuelle peut sans aucun doute, contribuer à réduire le nombre de grossesses précoces. D’où l’existence d’un programme gouvernemental d’éducation sexuelle dénommé « Le programme d’éducation en matière de population », conçu par le Ministère de l’Éducation Nationale et intégré dans les curriculums d’enseignement du premier et second degré des lycées et collèges. Le taux de couverture nationale en matière d’éducation sexuelle est de 60%, et ce programme concerne les 3/5 de la population scolarisée du pays. Plus précisément les élèves de 5 provinces dont l’Estuaire, Moyen Ogooué, Woleu Ntem et Haut Ogooué. Outre les campagnes de sensibilisation, les parents doivent également jouer leur partition dans l’éducation sexuelle des jeunes.


MI

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