Grève des transporteurs : Lundi sombre passé, de quoi demain sera-t-il fait ?

jeudi 8 février 2018 Société & environnement


Question que l’on entend plus d’un Gabonais se poser depuis que lundi 5 février dernier, les Librevillois ont fait face, en plus d’une rareté de transports en commun pour cause de grève à l’appel du syndicat des transporteurs, à des mouvements d’humeur qui sont venus traduire le malaise profond qui entoure l’atmosphère sociale. Sans qu’on puisse y émettre le moindre doute, les regards des Gabonais se tournent vers les autorités qui doivent montrer de quoi elles sont capables pour juguler au plus vite la crise dans laquelle le pays est empêtré, eu égard au fait qu’elles aient longuement communiqué sur le plan de relance qui semble avoir bien du retard à l’allumage, mais que l’on accepte apparemment au bénéfice du doute.

En attendant des lendemains à nouveau enchanteurs si les circonstances le permettent, les Gabonais se montrent préoccupés par les jours qui passent et semblent se ressembler. Un peu partout, des manifestations, des mouvements d’humeur, consécutifs à la situation socio-économique qui n’est guère reluisante à en juger par le taux de chômage qui a du mal à être maîtrisé, aux entreprises qui mettent la clé sous le paillasson et manifestement les conséquences qui en découlent. Lundi 5 février courant, comme d’autres dates avant, restera à jamais gravée dans les mémoires de ces foules qui ont attendu en vain, pour nombre d’entre ses composantes, une embarcation pour se rendre qui à leur lieu de travail, qui à l’école, qui à l’hôpital, qui…

En tout cas, des grincements de dents, il y’en a eu de tous les côtés, certains allant même jusqu’à prédire le pire et proclamer une énième dévaluation du franc CFA dont la conséquence immédiate serait, comme on le vit déjà avec l’augmentation à deux reprises du prix du carburant en l’espace de quatre mois : de 605 francs CFA, le prix du litre d’essence est passé à 620 francs et celui du gazoil, de 540 à 560 francs CFA, de grever le panier de la ménagère. Ce d’autant plus que de telles augmentations ont une répercussion sur le prix des denrées de première nécessité et bien entendu sur ceux des produits et services de base. Et quand on sait le rôle central que joue le carburant dans la vie de tous les jours ! Imaginez un instant qu’il n’y ait aucune goutte d’essence dans les différentes stations de la capitale gabonaise ou des grandes agglomérations du pays.

Pensez aux impacts : point de circulation ou circulation limitée, au même titre que les mouvements de populations, activités qui tournent au ralenti de même que l’économie, tensions socio- psychologiques chez les usagers dont certaines aux conséquences gravissimes : tension artérielle, AVC… Dire que les rackets incessants qui donnent à la métropole des allures de ville en état de siège ont augmenté de manière exponentielle en dépit de la mise en garde des autorités et constituent l’une des causes par moments de la raréfaction des moyens de transport en commun qui font et pourtant défaut ou sont en nombre limités sur certaines artères.

Pour qu’une fois ne soit pas coutume !

Ce qui est assimilé à un cauchemar doit trouver des solutions durables pour ne pas que cela se répète et continue d’indisposer les usagers en particulier, les populations en général. Ce qui demande que les autorités passent sans délai de la parole à l’acte. Après tout, elles se savent investis du « pouvoir » pour ne pas dire du devoir de rendre les Gabonais heureux pour leur éviter des désagréments aux conséquences fâcheuses sur leur vie. Il faut pour cela au gouvernement communiquer juste et anticiper sur les évènements.

Pourquoi d’ailleurs ne pas prendre des dispositions pour donner l’importance qu’il leur faut à des sociétés publiques comme la Société Gabonaise des Transports, SOGATRA, qui aurait pu pallier les manquements observés pendant des périodes de flottement lorsque l’on sait en plus que le secteur du transport en commun dans notre pays n’est pas maîtrisé totalement par les nationaux quelque soit ce qu’il faut considérer comme la face visible de l’iceberg.

Ce qui a été vécu par les populations lundi 5 février 2018 est désagréable même à la vue qui ne supporte que très mal les attroupements qui donnent l’impression qu’il y’a dysfonctionnement dans la société. Ce n’est assurément pas avec des mots, y compris les plus beaux, que l’on résoudra ce type de phénomènes qui demandent à être étudiés avant que de prendre de l’ampleur. Pourquoi ne pas opérer par simulations comme partout ailleurs ? C’est-à-dire par exemple se poser la question de savoir quelle attitude adoptée en cas de…

Pour ne pas donner l’air de gens surpris lorsque survient un évènement de nature à troubler l’équilibre social et ne pas être capable du coup de trouver de solutions idoines aux problèmes posés dans un laps de temps assez court comme l’attendent les populations dont certaines n’ont purement et simplement pas pu vaquer à leurs occupations lundi dernier, populations dans la tête desquelles déambulaient et fourmillaient des idées sombres sous forme interrogative du genre : « de quoi sera fait demain ? ».


Dounguenzolou

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