Grève à Maurel & Prom : Querelle entre le ministre des hydrocarbures et les grévistes de l’Onep

samedi 22 octobre 2016 Société & environnement


Réagissant au communiqué de presse diffusé par le ministère du pétrole et des hydrocarbures sur la « situation de la grève à Maurel & Prom », les employés grévistes de la compagnie pétrolière, membres de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) apportent des « éclaircissements ».

Véritable statu quo à Maurel et Prom. La grève déclenchée le 17 octobre divise le ministre des hydrocarbures et les employés de la compagnie. Les explications apportées il y a quelques jours par le ministre via un communiqué de presse sont pour les employés, éloignées de la réalité. Selon les grévistes, « le ministre du pétrole a été très mal informé du déroulement des événements qui se sont succédé entre le 10 octobre 2016, date du dépôt de préavis de grève, et le 19 octobre, date de son point de presse ».

« Certaines personnes, avait affirmé le ministre, ont déclenché une grève sur la base de revendications exprimés dans le préavis et en dépit des négociations en cours autrement dit, bien avant l’expiration du préavis de grève  ». Le ministre va plus loin et mentionne, « malgré la présence d’éléments de la gendarmerie nationale, les employés ont tenté de prendre le contrôle de l’outil de production et ont multiplié des menaces et autres intimidations à l’endroit de leurs collègues qui n’ont pas souscrit à cette grève, au mépris de leur liberté de travail »

Selon le ministre, les employés n’ont pas respecté le contenu des négociations entamé par l’inspecteur spécial du travail chargé du secteur pétrolier avec la volonté d’arrêter la production sur le champ pétrolier d’ONAL. Les grévistes auraient agi au mépris de la loi mettant en péril l’outil de production. Voici en substance la réalité, selon le ministre des hydrocarbures. Toute chose que les employés grévistes, membres de l’Onep réfutent.

Les employés grévistes, reconnaissent avoir déposé un préavis de grève à la date indiquée par le ministre mais ne se reconnaissent pas dans certaines allégations de ce dernier. « Le mot d’ordre d’entrée en grève illimité lancé le lundi 17 octobre 2016 à 3h 00 est bien intervenu après l’expiration du préavis  » et suivant le code du travail. Cette issue est la conséquence de l’inexistence d’un terrain d’attente (« dialogue ») entre les deux parties. « Il n’y avait en ce moment-là, aucune négociations en cours  », expliquent les grévistes.

S’agissant de l’outil de production, contrairement aux dires du ministre, les grévistes affirment avoir participé à la sécurisation de cet outil. « Vingt-heures après le mot d’ordre de grève de l’Onep, le personnel gréviste a entamé la sécurisation des installations de pétrolières  », soulignent- ils. Ces derniers d’ajouter, « les salariés grévistes, responsables de leurs poste de travails respectifs, n’ont pas pris d’assaut comme stipulé par le communiqué de presse du ministre du pétrole en date du 19 octobre 2016, la salle de contrôle des opérations de production, mais plutôt, en accord avec les gendarmes, ont regagné leurs postes afin de sécuriser les installations et d’éviter tout dommage, et ce, sous le contrôle des forces de l’ordre. »

Pour les employés de l’entreprise, il en va de l’intérêt des parties de respecter les obligations contractuelles entre l’Etat et son partenaire. Mais qui du ministre ou des employés éclaire véritablement l’opinion sur le cas de cette grève ?


3M

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs