Grève à la CNSS : Des sons discordants !

lundi 1er octobre 2018 Société & environnement


Deux syndicats sur les trois que compte la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) ne sont pas du tout solidaires de l’actuel mouvement d’humeur décrété par le SYPROSS. Clotaire Mezui Eyi et Joslain Louis Ngoma, respectivement président du Syndicat des Professionnels de la CNSS (SYP-CNSS) et président du Syndicat National de la CNSS (SYNA-CNSS), ont signifié que le mouvement d’humeur des autres syndiqués est inopportun voire « illégal », lors du point de presse, tenu ce lundi 1er octobre.

Depuis quelques jours, l’enceinte de la CNSS est prise d’assaut par le Syndicat des Professionnels des Sécurités Sociales (SYPROSS) qui s’insurge, entre autre, contre le prétendu licenciement à venir de 43 techniciennes de surface et la suppression du 13ème mois. Des revendications ne faisant pas l’unanimité de tous les syndicats de la boite. « (…) Pour nous la grève, c’est le dernier recours. Il faut qu’il n’y ait plus dialogue pour entrer en grève. Or, le dialogue est toujours là », relève le président du SYP-CNSS. Un avis partagé par son collègue du SYNA-CNSS. « (…) La grève est encadrée par un certain nombre de règles. Pour entrer en grève, il faut que nous nous soyons accordé sur les points d’achoppement », rajoute Joslin Louis Ngoma, président du SYNA-CNSS.

Quid du sort des techniciennes de surface ?

L’une des revendications du SYPROSS repose sur l’avenir des 43 techniciennes de surface, menacées de licenciement, si l’on en croit le SYPROSS. Faux, rétorquent les deux autres présidents. Clotaire Mezui Eyi et Joslain Louis Ngoma ont expliqué qu’un travail collégial a été abattu avec les trois syndicats. A la suite dudit travail, les trois entités ont communément proposé une alternative à l’actuelle Direction Générale. A savoir : les reverser aux prestataires de service, (Ndlr : Gabon Propre Service et Brossette) ou leur faire passer des tests psychotechniques devant aboutir à leur reconversion. Des propositions sur la table de la Direction Générale et pour lesquelles, selon des sources bien introduites, Dr Nicole Asselé et son équipe devrait donner une suite favorable.

Suppression du 13ème mois ?

S’agissant de ce point précis, le SYP-CNSS et le SYNA-CNSS manifestent également leur étonnement. Vu qu’aucune note de la Direction Générale n’a notifiée cette décision. Mieux, la question ne peut déjà être débattue, car le paiement dudit mois intervient en décembre. Pour eux, la charrue a tout simplement été mise avant les bœufs. Dans la même foulée, selon des sources concordantes, Nicole Asselé a décelé des fraudes salariales avérées.

D’après les mêmes sources, les gracieuses primes d’anciens responsables ont été muées illicitement en sursalaires. D’autres agents ont également gonflé leurs salaires avec la complicité de certains employés du service informatique. Des fraudes démantelées et stoppées qui valent à Nicole Asselé des inimitiés d’une catégorie d’agents, considérés jusque-là comme des « roitelets ». Faut-il y voir une instrumentalisation de ces derniers dans le mouvement d’humeur en cours à la CNSS ?


YFI

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