Gouvernance : Le décryptage de Marcel Djabioh

samedi 16 février 2019 Politique


Faisant valoir la Constitution gabonaise, Marcel Djabioh, proche de l’opposant Jean Ping, a publié sur sa page Facebook, hier, vendredi 15 février 2019, une tribune libre intitulée : « la patrie est en danger et crie au secours » dans laquelle l’opposant appelle à un sursaut patriotique.

« Chaque citoyen a le devoir de défendre la patrie et l’obligation de protéger et de respecter la Constitution, les lois et les règlements de la République », un passage de la Constitution qui a servi de boussole à la verve de Marcel Djabioh. Ce dernier s’insurge contre un « le groupuscule d’individus mal inspirés et obstinés à s’agripper au pouvoir au mépris de l’article 3 de la Constitution », lâche-t-il sans ambages. « Aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté́ nationale, ni entraver le fonctionnement régulier des institutions de la République », martèle-t-il.

Une violation de la loi amplifiée, selon Marcel Djabioh, par la violation des dispositions de l’article 109 de la constitution fixant comme seule possibilité de révision Constitutionnelle, la voie Référendaire ou Parlementaire, pour modifier la loi fondamentale à leur convenance. De cette précédente révision, toujours selon lui, d’une autre modification de la Constitution courant 2019. « En dehors de ceux qui se laissent encore distraire par la série gabowoodienne, il y a des gabonais qui savent qu’une énième révision constitutionnelle est envisagée par la caste qui dirige notre pays depuis maintenant quatre mois. Celle-ci devrait figurer à l’ordre du jour du parlement dont la prochaine session s’ouvrira le 01 Mars 2019 », a déclaré Marcel djabioh.

Très virulent le proche de Jean Ping rajoute que « des sources concordantes font également état de l’intention qu’auraient les conspirateurs, d’exhumer le vieux projet de modification de l’alinéa 1erde l’article 9 de la constitution, initié en avril 2009 avec pour objet d’instituer la désignation du Président de la République par le biais du suffrage universel indirect. Il est clair que pour éviter de revivre les expériences de 2009 et 2016 surtout, les conspirateurs voudraient empêcher le peuple de choisir le prochain président de la République en cas de vacance ou non, en le dessaisissant de sa souveraineté nationale lors de l’élection du président de la République, en faveur des seuls députés, sénateurs, conseillers municipaux et conseillers départementaux. Le PDG et ses affidés bénéficiant d’une majorité au Sénat qui s’est renforcée à l’assemblée nationale et dans les collectivités locales après les élections d’octobre 2018, boycottées par une partie de l’opposition, chacun peut aisément comprendre que si ce complot venait à passer, l’alternance politique au Gabon serait définitivement verrouillée » a conclu Marcel Djabioh.


Tony Muru

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