Gabon : Une barrière pour protéger la forêt classée de la Mondah

mercredi 13 mai 2009 Speciales


Le vice-président du Conseil départemental du Cap Estérias, Roger Kadima, a appelé le 10 mai dernier les autorités politiques de tutelle et les organismes de protection de l’environnement à soutenir les efforts du département pour la sauvegarde de la forêt classée de la Mondah. Face aux difficultés rencontrées par les agents des eaux et forêts pour lutter contre les détériorations liées à l’activité humaine, l’élu du Cap Estérias a notamment suggéré la construction d’une barrière pour empêcher l’accès à certaines zones de cette forêt.

La forêt classée de la Mondah, dans le département du Cap Estérias au Nord de la capitale gabonaise, qui renferme une biodiversité exceptionnelle des écosystèmes locaux, se trouve aujourd’hui menacée par l’urbanisation du département et les pratiques humaines irresponsables qui mettent en péril sa sauvegarde.

Face à cette situation, le vice-président du conseil départemental du Cap Estérrias, Roger Kadima, a sollicité le 10 mai dernier l’aide des organismes chargés de la protection des forêts en vue de la sauvegarde du massif forestier de la Mondah.

« Nous cherchons l’appui et l’aide des organismes travaillant dans la protection des forêts en vue de sauvegarder ce qui reste du massif forestier de la Mondah », a déclaré monsieur Kadima.

Il a ainsi rappelé que la lutte contre la déforestation de ce massif forestier incombait aussi bien aux agents des eaux et forêts qu’aux responsables politiques du département.

« Nous devons travailler en synergie avec les agents des eaux et forêts et chercher ensemble des bailleurs de fonds afin de mettre cette forêt à l’abri des charbonniers et des délinquants de toute sorte qui nuisent à l’action de conservation initiée par la brigade des eaux et forêts », a poursuivi l’élu local.

Le vice-président du conseil départemental a notamment préconisé la construction d’une barrière autour de cette forêt et la création des brigades de surveillance permanente pour interpeller ceux qui exploitent clandestinement le massif forestier de la Mondah.

Monsieur Kadima a également envisagé la promotion des activités touristiques dans cette forêt, pour mieux vendre la destination Cap-Estérias et engranger des fonds nécessaires à sa sauvegarde.

Le massif forestier de la Mondah, appelé par certains « la forêt de Sarkozy » en raison de la visite du président français dans cette forêt en 2008 avec le chef de l’Etat, serait l’objet de nombreuses détériorations liées à l’activité et aux comportements des populations locales.

Ce massif forestier s’amenuise déjà chaque jour davantage. Avec près de 14 000 hectares en 1976, il en compte aujourd’hui moins de 5 000 hectares.


Gaboneco

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