Gabon : Un plan d’urgence pour la SOGARA

vendredi 30 octobre 2009 Economie


Les nouveaux dirigeants de la Société gabonaise de raffinage (SOGARA) ont été reçus le 29 octobre dernier par le ministre du Pétrole, Julien Nkoghe Bekale, pour présenter leur plan de relance de la société confrontée à d’importants soucis financiers. Au bord de la liquidation avec 22 milliards de francs CFA de déficit, la société doit parvenir à convaincre ses principaux actionnaires de la mise en oeuvre de ce plan d’urgence qui devra relancer la production et réduire les charges.

Le président du conseil d’administration de la Société gabonaise de raffinage (SOGARA), Sylvestre Ratanga, et son directeur général, Reteno Ndiaye, ont eu une séance de travail avec le ministre du Pétrole, Julien Nkoghe Bekalé, pour aborder la situation financière de la société au bord de la faillite.

Les nouveaux dirigeants de la société, arrivés à la suite de la vague de nomination du 19 octobre dernier, ont proposé au ministre de tutelle un plan de relance pour sauver la société.
« Nous soumettons au ministre la vision qui est la nôtre, des perspectives qui s’offrent à la société, et le ministre envisage avec le gouvernement la faisabilité de ce que nous proposons », a expliqué le PCA, Sylvestre Ratanga.

Trois axes principaux ont été proposés pour le sauvetage de l’entreprise, notamment sur le plan financier qui nécessite un rééquilibre urgent « parce que nos finances sont fortement dégradées », a précisé Reteno Ndiaye.

Le déficit financier de la société est évalué à près de 22 milliards de francs CFA cette année et si rien n’est fait le trou pourrait se creuser à près de 27 milliards de francs CFA, ont affirmé les dirigeants.

Du point de vue technique, il est prévu un accroissement de la production, car « le propre d’une raffinerie c’est de produire. Il faut améliorer la capacité d’utilisation de la raffinerie, c’est-à-dire la performance de la raffinerie. Pour vous donnez un exemple, l’année dernière nous tournions autour de 55% et nous projetons de porter ce taux à environ 90% », explique le directeur général.

Il s’agira également d’améliorer la qualité des produits, notamment le gaz car la SOGARA ne serait pas en conformité avec les normes internationales de production de 500 particules de souffre par mètre carré.

Le plan de sauvetage comprend également le volet social et humain. A cet effet, monsieur Reteno Ndiaye a reconnu qu’« un ajustement normal s’impose » compte tenu des effectifs pléthoriques de 472 employés.

Un cadre du ministère du Pétrole avait affirmé à ce sujet qu’« un employé de la SOGARA est 11 fois moins productif que la moyenne des employés des autres entreprises du secteur de la côte ouest africaine ».

Il ne demeure pas moins que le gouvernement, en cas de validation, doit attendre la confirmation du partenariat de Total Marketing, car ladite société n’a toujours pas envoyé de lettre confirmation ou de désengagement dans le capital de la SOGARA.

Le ministre a ensuite rencontré le groupe sud africain IMBANI, qui a apporté son expertise dans le domaine de la raffinerie et l’exploitation du gaz à la SOGARA, pour tenter d’étayer son plan de relance.

« Nous avons parlé des besoins et de l’expertise que nous sommes en mesure d’apporter et il apparaît qu’il pourrait y avoir certains projets qui seraient d’un intérêt commun, notamment le raffinage et éventuellement l’exploitation de gaz naturel », a déclaré le représentant du Groupe IMBANI.


gaboneco

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