Gabon : RSF dénonce « l’acharnement » contre Jonas Moulenda

mercredi 31 mars 2010 Société & environnement


L’organisation de défense de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF), a marqué son indignation face à l’« acharnement infondé » dont sont victimes le journaliste Jonas Moulenda, et son directeur de publication Albert Yangari, sous le coup d’une troisième plainte déposée pour « diffamation ».

L’affaire « Moulenda contre Nguia Banda » inquiète Reporters sans frontières (RSF), l’organisation internationale de défense de la liberté de la presse, qui condamne un « acharnement infondé » contre le journaliste de L’Union, et son directeur de la publication, Albert Yangari.

L’ancien directeur général du Conseil général des chargeurs (CGC), Alfred Nguia Banda, vient en effet de déposer sa troisième plainte à la justice gabonaise pour dénoncer un article jugé « diffamatoire » du journaliste gabonais sur le meurtre de son successeur à la tête du CGC, René Ziza.

« Dans l’article incriminé, à aucun moment le nom du plaignant n’est évoqué et l’auteur ne fait que proposer une hypothèse. Le caractère diffamatoire de l’article est totalement infondé. Nous demandons à la justice gabonaise de faire preuve de clairvoyance », estime RSF.

« D’autre part, les autorités doivent assurer la sécurité de Jonas Moulenda et mener une enquête sérieuse puisqu’il est actuellement la victime d’inquiétantes menaces et qu’il a porté plainte à ce sujet », poursuit l’organisation, qui avait déjà réagi aux premières menaces de mort reçues par le journaliste de L’Union.

Jonas Moulenda aurait en effet exprimé son « étonnement et son inquiétude » face à l’immobilisme des autorités sur la plainte qu’il a déposé depuis les premières menaces de mort qui lui ont été adressées après la parution de l’article.

Quand à l’article incriminé, RSF estime que « compte tenu des circonstances du meurtre, l’auteur se permettait, à juste titre, de soulever la question des responsables de l’assassinat. Il ne faisait que supposer que ce meurtre pourrait être lié à un audit commandé par René Ziza et s’en remettait à la police judiciaire pour tirer les conclusions de cette affaire ».

La procédure engagée par Alfred Nguia Banda avait été déclarée nulle lors de la première citation, le 22 février, puis annulée une deuxième fois le 15 mars, car la partie plaignante ne s’était pas présentée au tribunal. A l’audience du 29 mars, les deux parties étaient présentes et le verdict du jury est attendu le 10 mai prochain.


Gaboneco

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