Gabon : Plysorol passe sous pavillon libanais

lundi 11 octobre 2010 Speciales


Mis en liquidation judiciaire le 8 septembre, l’ancien leader européen du contreplaqué, Plysorol, sera repris par le groupe libanais Bitar. Le tribunal de commerce de Lisieux a préféré l’offre de cet industriel, qui reprend pour 550 000 euros les trois sites de Plysorol en France.

L’avenir de Plysorol se construira avec Bitar. Le fabricant de contreplaqués ghanéen à capitaux libanais va reprendre Plysorol, mis en liquidation judiciaire le 8 septembre, un an et demi après le rachat de l’ex-leader européen du contreplaqué par le groupe chinois Guohua Zhang.

Au terme de l’audience à huis clos ce 11 septembre, le tribunal de commerce de Lisieux a préféré l’offre de cet industriel du bois, qui reprend pour 550.000 euros les trois sites de Lisieux (Calvados), Epernay (Marne) et Fontenay-le-Comte (Vendée) de Plysorol en France.
L’offre de Jérôme Delanoë, un industriel automobile de la région, n’a pas été retenue car elle s intéressait uniquement au site d’Epernay.

Toutefois, cette reprise ne sauve pas la totalité des emplois, selon des sources dignes de foi, 151 des 432 emplois du groupe en France vont être supprimés. La suppression de ces 151 emplois au siège, à Lisieux, est une conséquence du manque d’investissement sur le site depuis plusieurs années et de l’interdiction récente au Gabon d’exporter du bois non transformé, selon Ludovic Doutreleau, avocat de Gahssan Bitar. L’industriel déboursera 900 000 euros en incluant le 13e mois des salariés et les congés payés que Bitar prend en charge à compter du 1er juin 2010, a affirmé Ludovic Doutreleau.

En mai 2009, le tribunal avait préféré à l’offre qu’avait faite Bitar (impliquant alors la suppression de 50 emplois), celle du Chinois Guohua Zhang, qui promettait de conserver tous les emplois mais a conduit la société à la liquidation en septembre dernier. Le repreneur chinois est visé par une enquête préliminaire pour abus de bien social et banqueroute. Plysorol possède également au Gabon, via des filiales qui emploient 250 personnes, 600 000 hectares de forêts très convoitées pour leur okoumé, un composant clé du contreplaqué.


Gaboneco

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