Gabon/ Opposition à l’orée de la présidentielle de 2016 : Maganga Moussavou et la multitude de candidatures.

lundi 8 février 2016 Politique


C’est un Pierre- Claver Maganga Moussavou décontracté que vient de rencontrer Gaboneco à sa résidence des Bas de Gué- Gué à Libreville. Une question au centre de l’entretien que l’opposant gabonais a accordé au journal en ligne, ses ambitions pour le Gabon qui passent par sa candidature à la future élection présidentielle, mais surtout le point saillant de la candidature unique de l’opposition qu’il ne cesse de combattre pour les raisons qui vont suivre :

Pour Pierre- Claver Maganga Moussavou, l’expérience des années antérieures peut être répétée avec succès puisque si les opposants d’hier, candidats face à Omar Bongo Ondimba, s’en sont bien sortis, remportant, selon lui, les scrutins de 1993, 1998 et 2005, c’est qu’il y avait déjà en ces temps là une volonté de changement dans le cœur des gabonais qui veulent rompre avec l’Establishment. Paul Mba Abessole et Pierre Mamboundou ont pendant un temps incarné cette volonté, pas plus que lui, Pierre- Claver Maganga Moussavou, qui a toujours milité pour le bien- être de ses compatriotes qui passe, toujours selon lui, par la réalisation d’actes concrets. C’est donc dire que pour le président du Parti Social Démocratique, PSD, le peuple n’a que trop souffert des propos et des promesses non tenues de ses leaders politiques, alors que sous tous les cieux aujourd’hui, il est beaucoup plus question de parler vrai et d’être concret, ce que ne sont pas prêts de réaliser de nombreux acteurs politiques gabonais, fussent- ils de l’opposition.

Justifiant les raisons qui l’amènent à penser qu’une multitude de candidatures de l’opposition, c’est mieux qu’une candidature unique, Pierre- Claver Maganga Moussavou qui ne manque pas du tout d’arguments, y va de sa propre logique, expliquant d’entrée qu’il existe des oppositions et non une opposition au Gabon et qu’en leur sein, se trouve des personnalités au charisme parfois discutable. Combien en effet, et là nous faisons appel à l’histoire, sont comme lui allés plusieurs fois en compétition pour confirmer qu’ils ont une pensée particulière pour les gabonais et un projet de société ? Lui par exemple parle de provincialisation qui constitue son cheval de bataille grâce auquel le Gabon peut tenter se développer en inversant la tendance, c’est-à-dire qu’au lieu que le développement ne parte que des capitales, qu’il soit insufflé depuis les coins les plus reculés du pays pour donner sa chance à tout citoyen qui ambitionne de s’affirmer. Abordant l’autre aspect, celui qui le tient également à cœur, le président du PSD a expliqué que la multitude de candidatures de l’opposition présente des avantages énormes comme par exemple le fait qu’il s’agira pour chacun des candidats d’aller là où il y a son électorat potentiel, barrer la route au candidat du parti au pouvoir afin de le mettre en minorité un peu partout, si ce n’est carrément partout sur l’ensemble du territoire national, mais cela ne présente-t-il pas un danger quand on sait le mode d’élection à un tour et les certitudes politiques pas forcément établies comme on le souhaite ? C’est-à-dire qu’au cas où l’opposition s’y prenait de la sorte, croit- elle se rapprocher des réalités des années d’avant 2016 ? Le Maire de Mouila croit dur comme fer que oui, combien sont-ils dans son camp à penser la même chose, that’s the question !


Dounguenzolou.

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