Gabon/Musique : Interview exclusive ; Isaac John présente la version lyrique de l’hymne national Gabonais !

vendredi 22 octobre 2010 Speciales


En séjour à Libreville, le ténor Gabonais Isaac John, installé en France depuis quatre ans, vient d’enregistrer en studio, la version lyrique de l’hymne national Gabonais. Invité par la Première Dame du Gabon, Isaac John présentera officiellement le Samedi 23 Octobre au public, cette version chantée de ce chant patriotique ; réadaptation découverte par les mélomanes le 16 Août dernier, au cours du grand spectacle « Sons et Lumières » donné à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon.

Sur invitation de la Première Dame du Gabon, Madame Sylvia Bongo Ondimba, le ténor lyrique gabonais Isaac John, est actuellement en séjour au Gabon. L’artiste que certains ont découvert le 16 Août dernier au cours du grand spectacle de sons et lumières initié par le Président de la République Gabonaise Ali Bongo Ondimba, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire du Gabon, présentera officiellement à la presse gabonaise, cette version chantée de ce chant patriotique. Celui qui interprète à merveille « Trejorni », un opéra de Bellini, a accordé à votre site Gaboneco.com, un entretien.


- Gaboneco : Isaac John, bonjour ! Vous êtes de passage à Libreville dans le cadre d’une invitation faite par la Première Dame Madame Sylvia Bongo Ondimba qui, très touchée et émue par votre version chantée de l’hymne national, vous a proposé de l’enregistrer en studio ! Vos premières impressions ?


- Isaac John : Pour l’hymne national, je suis un petit chanteur gabonais mais, la Première Dame, lorsqu’elle a écouté ma voix, a émis le vœu de faire quelque chose qui puisse rester dans l’esprit des Gabonais d’adoption, des Gabonais d’origine et ceux-là même, qui viennent visiter le Gabon. Qu’ils soient imprégnés des valeurs du pays. Nous sommes dans l’ère des guerres modernes. Nous nous devons de parler de nos cultures de telle sorte que les autres puissent la découvrir par nos actions, notre manière de parler…Une musique symphonique, c’est vrai est belle mais, une musique symphonique sur laquelle vous mettez une voix, c’est bien mieux ! Avec les paroles, c’est plus émouvant…


- Gaboneco : A ce jour, on ne vous a pas beaucoup vu sur la scène musicale gabonaise hormis votre récent passage au Centre Culturel Français. Est-ce voulu ?


- Isaac John : Oui, oui, oui ! Moi je me dis lorsque l’on veut aller quelque part, montrer ce que l’on connaît, il faut prendre le temps de mieux et bien connaître ce que l’on veut présenter au public. Ne pas aller faire dans l’impréparation. Moi, j’ai toujours aimé ce que les autres font. Et moi, pour faire comme les meilleurs, je me donne du temps. Je me dis aujourd’hui que si je veux être mannequin, je me dois d’apprendre à marcher sur le grand « T », à parler comme un mannequin, à bouger comme un mannequin…Ceux qui ne me connaissent pas, seront déçus. Quand on se donne du temps, on pense à soi-même, on pense à sa famille, on pense à son pays, on pense au monde. On ne parlera pas d’Isaac John si je fais mal. On dira plutôt « les Gabonais… » , parce que je suis gabonais. Pour ne pas être dans cette erreur, je me donne du temps. Une fois sûr de moi, je pourrais alors présenter un bon produit !
- Gaboneco : Cet enregistrement n’est-ce pas l’occasion de vous dire « je suis là, j’arrive » ?


- Isaac John : « Moi j’ai toujours eu l’habitude de faire des concerts mais, des concerts très privés, au Gabon, en France. J’ai chanté au palais de la musique à Barcelone, à la Scalla de Milan…Moi, je n’aime pas parler de moi comme, une femme que l’on découvre. Une femme, lorsqu’elle s’apprécie, ne sera pas aussi mystérieuse, aussi resplendissante qu’elle ne l’aurait été si, quelqu’un le lui avait dit. A ce moment, elle est plus naturelle, plus désirable ! Je laisse le temps au temps. Par l’hymne, j’aimerais plus que les Gabonais écoutent et s’imprègnent des paroles, de la philosophie de l’hymne, au lieu de chercher à stigmatiser les autres. J’aimerais que tout le monde se réfère à l’hymne parce que c’est une prière ! Et la Première Dame en m’écoutant, m’a dit « Isaac, pourquoi pas un petit soutien ! »…Et comme elle est très généreuse et à l’écoute des autres, elle m’a proposé ce projet, alors je me suis dit pourquoi pas ? J’aimerais que tout le monde chante avec moi ! L’hymne, c’est notre cœur, c’est notre esprit, c’est notre manière de dire au reste du monde, que l’on existe ! Quand le président se déplace, lors d’une grande rencontre, on n’écoute pas le titre d’un grand artiste. On écoute l’hymne, c’est un chant patriotique, c’est un symbole. Moi, lorsque j’écoute l’hymne, je pleure ! Quand je suis allé au conservatoire, le premier chant au conservatoire, ça a été la « Marseillaise ». Il m’est alors venu l’idée de proposer à la directrice du conservatoire une nouvelle version qui harmonisait les voix.


- Gaboneco : Vous sortez à peine de studio et venez d’enregistrer la vidéo de cette version chantée de l’hymne national. Que retenez-vous de cette expérience et quelle est la date de sortie officielle et de présentation de ce produit ?
I
saac John : Demain, aura lieu le lancement officiel qui se fera sur Internet, sur Youtube et au journal de la première chaine nationale de télévision.


- Gaboneco : S’il y avait un message à passer pour terminer et puis, des collaborations de prévues ?

Isaac John : Oui, oui, la collaboration avec les artistes, elle se fait ! Moi, je suis celui-là qui respecte le droit d’aînesse. Tous ceux qui sont passés avant moi, parmi lesquels Papa Akendengué, qui est pour moi un père, un exemple, une référence, ont droit à toute ma considération. Mon papa me disait, celui qui t’apprends à parler devient ton père. Pour revenir aux collaborations, il y a Nadège Mbadou, Laurianne Ekondo, Amandine, Notre Dame de la Salette, Le Chant sur la Lowé, Jean-Jacques Mayi et d’autres noms que je ne peux citer faute de temps…Le message à passer, c’est que je demande à tout le monde d’être vrai dans tout ce qu’on peut faire. Etre en connexion avec ce que l’on veut faire. De prendre le temps avant de se prononcer. Aussi, j’ai été touché par le sens du patriotisme du Chef de l’Etat qui a aussi pesé de tout son poids pour que tout cela soit possible. Merci !


Gaboneco.com

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