Gabon / Musique : Interview exclusive de Nadège Mbadou qui revient avec "Pour vous" !

lundi 26 mai 2008 Economie

C’est une jeune femme pleine de vie et toujours aussi pétillante qui a reçu les membres de la rédaction de Gaboneco.com dans un pub huppé de Libreville au Gabon. L’artiste dont l’album est déjà dans les bacs, présentera officiellement son nouveau "dernier né" au cours d’une conférence de presse qui se tiendra dans quelques jours.

Comment le public avait-il accueilli votre tout premier album "Muérè" et comment avez-vous réagi face à cela ?

Pour un premier album, j’étais très surprise ! Parce que c’était un truc fait comme ça. C’est-à-dire qu’un matin on m’appelle et on me demande si je suis intéressée par la réalisation d’un album. Et puis voilà ! Apparemment c’est un produit que les gabonais ont beaucoup apprécié. Aujourd’hui, j’en suis encore surprise ! Je ne saurais cependant donner des chiffres parce que je ne les ai pas ! Mais, il s’est très bien vendu et il se vend encore aussi bien !


Vous avez tout récemment annoncé votre retour sur la scène avec un nouvel album sous le bras. Prévue pour le 24 Mars, cette sortie a été repoussée. Pourquoi ?


Tout simplement du fait de quelques derniers détails à revoir. A l’instar de la conférence de presse dont nous terminons la préparation et qui me permettra de procéder à une présentation officielle de ce deuxième album !

Comment pouvez-vous succinctement présenter ce nouvel album ?


(Rires)…Cet album c’est moi ! Il s’intitule "Pour vous". C’est un album dont la gestation a duré huit ans, parce qu’il devait sortir bien avant "Muérè". Il a été enregistré en deux temps, en ce sens qu’il été entamé, il a connu une pause en plein milieu et il est finalisé en 2008. Il comporte 12 titres et on y trouve un peu de tout : De la Rumba, du Zouk love, un best of de Techno, du Coupé-Décalé, etc.

Sur les crédits de la jaquette on voit que "Pour vous" a réuni des grosses pointures de la musique africaine et gabonaise comme Patience Dabany, Edgard Yonkeu, Guy Sangué, Boudha Cardot, Fred Gassita… Pourquoi autant de têtes d’affiche ? Et surtout, qui a procédé au casting ?


Le casting s’est fait tout seul. Il faut dire que j’ai connu toutes ces personnes par le biais de Patience Dabany alors que j’étais choriste sur le show de celle-ci à l’Olympia. Le casting est donc un peu parti de là. La plupart de ces personnalités artistiques m’ont proposé de travailler ave moi. Ils me disaient presque tous « On apprécie votre voix, elle est jolie, on aimerait faire quelque chose avec vous ... » et bon finalement voila, ça c’est fait tout seul !

On constate aussi, que Nadège a beaucoup plus chanté en français dans cet opus. Est-ce un calcul, une façon de faire les yeux doux à l’international ?


Vous savez, c’est ni trop facile, ni trop difficile de chanter en français ! C’est difficile parce qu’il faut apprendre et respecter la phonétique pour éviter de rendre la chanson inaudible à certains. Il faut par ailleurs essayer de viser haut ! Viser, tout à fait, l’international pour se mettre au diapason de la mondialisation ! Il y a aussi que les chansons en langue vernaculaire nécessitent ensuite un travail d’explication pour ceux qui ne comprennent pas et il n’est pas toujours évident de passer le message tel qu’on le voulait ou tel qu’on l’a pensé.

Un featuring avec la Mama sur "Diale Sissiele". Quelle est l’histoire de ce titre ?


Le titre est proposé par Nadège ! Pour la traduction, la Mama m’a beaucoup aidé ! C’est une chanson qui parle d’une dame qui en a marre de son mari dans le sens où elle en a vu des vertes et des pas mûres. Elle rencontre un autre homme qui fait d’elle une princesse et lui redonne le goût de la vie !


Vous co-signez ou signez de nombreux titres dans ce nouvel album, contrairement à ce qui s’est passé pour le premier. Que s’est-il passé ? Vous avez appris à écrire entre temps ?


Ben, j’écrivais déjà bien avant "Muèrè", le premier album qui, en fait, est un travail qui avait été préparé d’avance. On m’a appelé et on m’a dit : « Ecoutes, Nadège, tu n’auras rien à faire, sauf chanter ! Tout ce que l’on veut, c’est ta voix, c’est tout ! » Le deuxième album, c’est le mien, c’est mon album ; un album que j’ai pensé et qui a été mûrement réfléchi !

L’amour baigne profondément les textes de votre nouvel opus. Auriez-vous un message particulier à faire passer ?



C’est aimons-nous les uns les autres ! C’est tout ! Sans amour, on ne vit pas ! Il n’y a rien ! On naît, c’est l’amour. On se déchire, c’est par parfois amour. C’est macabre à dire, mais on tue parfois par amour. Moi, je prône l’amour, rien que l’amour.

Peut-on un jour s’attendre à ce que Nadège Mbadou, chante autre chose que l’amour ? Et, dans ce cas ce sera quoi ?


Oh !... (Rires), Je ne sais pas ! Peut-être… la faim dans le monde, avec tout ce qui se passe ! Les orphelins, les femmes battues et, pourquoi pas les hommes battus ? Il parait que c’est de plus en plus fréquent maintenant ! Mais je n’aborderais que difficilement un thème comme le Sida. C’est un thème difficile, une maladie terrible ! Je ne me sens pas capable de chanter le Sida parce que j’ai vu ma nièce en mourir et je peux vous dire que c’est effrayant. Elle était « grosse » comme moi et, je l’ai vu mourir avec moins de trente kilos au terminus. Ceux qui pensent que le Sida n’existe pas, devraient y croire ! C’est trop fort et trop triste comme sujet. Si on m’invitait pour des séminaires, j’y participerais mais je ne me sens pas capable de chanter le Sida !

Pourriez-vous un jour, comme d’autres artistes, te considérer comme une chanteuse engagée !


Pourquoi pas ? C’est comme je disais il y a un instant : il se passe tellement de choses dans le monde que l’on fini toujours un jour ou l’autre à chanter des choses qui brisent le cœur ou des maux qui concernent le plus grand nombre, à l’instar de la faim.

Si on vous donnait l’occasion de vous produire en duo avec un chanteur gabonais, sur disque et non sur scène, qui choisirais-tu ?


Alors, j’en ai deux : Martin Rompavet et Oliver Ngoma ! J’adore ce fait Rompavet et j’aime ses écrits. J’ai eu l’occasion de le fréquenter, c’est un père, quelqu’un de très bien ! Je n’ai eu qu’une seule fois l’occasion de rencontrer Oliver Ngoma. Mais, c’est le timbre de sa voix qui me parle à chaque fois !

Nadège et les média ? On ne vous voit pas beaucoup comme d’autres artistes sur les plateaux de télévision ou dans les stations de radio, est-ce voulu ?


Au départ Nadège est une artiste discrète et casanière ! C’est entretenu ! Et puis, on ne m’invite pas beaucoup ! A la sortie de mon premier album, j’ai eu de nombreuses invitations et puis, plus rien ! C’est un peu dur mais bon ! Et puis, je ne vais pas revenir à chaque fois pour répéter la même chose !

"Pour vous" est déjà dans les bacs. A quand la sortie officielle ?


Si tout se passe bien, la semaine prochaine ! Une conférence de presse sera programmée dans les prochains jours !


Gaboneco

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