Gabon : Libreville peaufine la traque du financement du terrorisme

mercredi 9 avril 2008 Economie

L’atelier sous régional pour les Etats membres de la CEEAC et de la CEMAC contre le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux qui se tient à Libreville du 7 au 9 avril est entré aujourd’hui dans le vif du sujet ; à travers l’analyse des différents moyens de détection du financement du terroriste, du blanchiment de capitaux.

Les experts de l’ONUDC, d’INTERPOL et des pays membres de la CEEAC sont en conclave à Libreville depuis le 7 avril dernier pour identifier les moyens à mettre ne œuvre pour lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment des capitaux au niveaux national, sous régional et international.

Organisé par le ministère gabonais de la Justice en collaboration avec l’ONUDC, cet atelier vise dans un premier temps à présenter la méthodologie de travail des différents services d’enquête et de répression du financement du terrorisme et du blanchiment de capitaux ainsi que le cadre juridique et institutionnel de cette lutte au niveau international (conventions des Nations Unies, recommandations et rôle des Groupes d’Actions Financières), au niveau sous régional (le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale) et au niveau national ave la présentation du cadre juridique et institutionnel des différents pays.

Cette présentation des mécanismes et méthodologie de travail des organes de lutte et de répression de ces fléaux est utile pour permettre aux participants d’identifier les moyens à mettre en œuvre, afin de mieux coordonner la lutte contre ces fléaux. Cela passe par une bonne coordination des services et de gestion de l’arsenal juridique, notamment par la simplification et l’accélération des procédures d’enquêtes et poursuite judiciaire au niveau national, sous régional et international.

En effet, les experts de l’ONUDC ont expliqué que la lutte contre les réseaux terroristes et le blanchiment de capitaux était souvent entravée par la lenteur des procédures, du fait que ces réseaux criminels s’étendent sur différents pays et plusieurs continents qui ont des cadres juridiques et institutionnels différents qui peuvent entraîner des conflits de compétences.

Après la présentation par les experts de l’ONUDC des procédures d’enquête et de poursuite judiciaire en Europe, notamment en France, les représentants des pays de la sous région ont relevés que la spécialisation des magistrats faisait défaut à la plupart des pays représentés.

L’absence de magistrats spécialisés dans le traitement des affaires financières et de terrorisme reste un frein à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans la cette partie du continent. Une lacune que les Etats se doivent de combler pour prétendre faire face à ces phénomènes.

Avant la clôture de l’atelier qui interviendra demain, les participants devront discuter d’un plan d’action à mettre en œuvre pour la coopération interservices et interétatiques pour mieux coordonner la lutte contre ces fléaux.


gaboneco

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