Gabon : Libreville élabore ses conditions aux Accords de partenariat économique avec l’Union européenne

vendredi 23 mai 2008 Economie

Un atelier pour la validation de la requête et de l’offre nationale sur les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne a été ouvert le 22 mai dernier à Libreville par le directeur de cabinet du ministre du Commerce, Aloïse Bekale Ntoutoume. L’équipe technique du ministère de tutelle doit y élaborer les conditions nationales à ces accords pour en limiter l’impact préjudiciable à l’économie nationale.

« Les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne doivent contribuer au renforcement des capacités de production et de la compétitivité des produits » a déclaré le directeur de cabinet du ministre du Commerce, Aloïse Bekale Ntoutoume, à l’ouverture le 22 mai dernier à Libreville de l’atelier de validation de la requête et de l’offre nationale sur ces accords.

Donnant le ton, le directeur de cabinet du ministre de tutelle a expliqué que les APE, s’ils venaient à être approuvés, devraient contribuer à améliorer l’accès des produits gabonais aux marchés européens et intra-communautaire.

Monsieur Bekale Ntoutoume a rappelé qu’en dépit de la bonne volonté affichée par le Gabon et la sous région, les négociations pour la validation des APE avec l’Union européenne n’étaient pas parvenues à accorder les parties prenantes sur les questions du renforcement des capacités, la mise à niveau des entreprises, le financement du partenariat ou encore la structure de l’accord.

Les assises de Libreville s’inscrivent dans le cadre des résultats de la réunion du Comité commercial ministériel conjoint élargi, tenue le 25 mars dernier Douala, au Cameroun, qui avait donné instruction aux équipes techniques de finaliser les listes nationales d’exclusion, ainsi que les requêtes et offres de service.

Les résultats respectifs de ces réunions devront servir de cadre aux négociateurs en chef qui se réuniront dans les prochains jours dans la capitale belge.

Les produits qui seront présélectionnés par l’équipe technique du ministère gabonais du Commerce pour être soumis aux APE avec l’Union européenne devront respecter les critères de protection des recettes douanières, de protection du secteur productif domestique, de promotion du commerce intra régional, de souveraineté alimentaire et de promotion de la culture vivrière.

Afin de limiter les répercussions des APE sur l’économie gabonaise, certains produits seront exclus de la libéralisation par les experts du Commerce.

« Pour ce qui est de la requête et de l’offre de services de notre pays, je fais confiance aux professionnels que vous êtes pour identifier les opportunités et développer les meilleures stratégies et moyens appropriés pour lever toutes formes d’entraves au développement du commerce » a déclaré monsieur Bekale Ntoutoume.

Les APE avaient suscité de très vives réactions en Afrique, où de nombreux observateurs ont opposé à l’ouverture d’une telle zone de libre échange avec l’Union européenne, l’incapacité du marché régional à répondre à la compétitivité européenne sans une mise à niveau des entreprises locales.

Pour rééquilibrer les termes de ces accords compte tenu de la conjoncture de chacune des parties prenantes et limiter leurs impacts préjudiciables sur les économies locales, les assises de Libreville devraient permettre de déterminer les conditions nationales à la signature de tels accords avec l’Union européenne.


Gaboneco.com

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