Gabon : Les projets plus grands que les caisses Ntoutoume Emane

samedi 7 février 2009 Speciales

Le maire de la commune de Libreville, Jean François Ntoutoume Emane, a été reçu en audience par le chef de l’Etat le 5 février dernier afin d’examiner la situation financière de la municipalité, dont le budget d’investissement est toujours grevé par les charges salariales et les dettes colossales dues notamment aux arriérés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Malgré ces difficultés financières, le maire de Libreville a présenté au président Bongo Ondimba un projet d’extension de deux importants marchés publics de la capitale ainsi que de l’Hôtel de ville, dont la vétusté des bâtiments présenterait des risques pour les agents municipaux.

Après son discours de début d’année sur les réformes qu’il compte entreprendre pour embellir la ville et améliorer son fonctionnement, le maire de la commune de Libreville, Jean François Ntoutoume Emane, a été reçu en audience par le président Bongo Ondimba le 5 février dernier en vue d’exposer les difficultés financières qui entravent la mise en œuvre de sa politique.

La piteuse situation financière dans laquelle il avait trouvé la municipalité à son investiture à la tête de celle-ci continue de peser sur les capacités d’investissement pour le développement et l’assainissement de la capitale gabonaise.

L’édile de la capitale gabonaise a expliqué que cette rencontre avait notamment permis d’aborder « la situation préoccupante de la mairie de Libreville, en raison de sa lourde dette qui obère cette institution, une dette de 34 à 39 milliards de francs CFA ».

Jean-François Ntoutoume Emane a rappelé les difficultés de la municipalité à gérer son budget avec « une subvention de 15 milliards par mois, desquels il faut défalquer 4 milliards dus à la Société de valorisation des ordures du Gabon (SOVOG) chaque année, et 9 milliards de francs CFA pour les salaires, sans oublier qu’il faut que la mairie finance les opérations d’assainissement ou encore de construction des marchés ».

Outre la charge salariale de la municipalité, Ntoutoume Emane a également évoqué les procès contre la mairie, les arriérés au Trésor et à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) qui mettent à mal la solvabilité de la municipalité.

Malgré ces difficultés financières, le maire de la capitale gabonaise a présenté ses projets d’assainissement et de développement de la ville au chef de l’Etat, soulignant notamment que « le marché de la Peyrie, celui du PK8 et le bâtiment de la mairie nécessitent une extension ».

Le maire a soumis à l’examen du chef de l’Etat des plans pour l’extension de l’Hôtel de ville, qui « a été construit en 1977, n’a jamais reçu de liftings ou de réfections et présente des risques permanents d’incendie ».

Au terme de l’entretien, l’édile a rapporté que le chef de l’Etat et lui s’étaient « entendus sur le programme d’assainissement de la ville, de la construction des marchés, etc. ».

L’aménagement des marchés publics de la capitale gabonaise se dessine en effet comme une priorité pour la municipalité, suite à l’opération de destruction des marchés spontanés qui a laissé une grande partie des commerçants sans activités.


Gaboneco

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