Gabon : Le respect des urnes est-il possible ?

mercredi 21 juillet 2010 Speciales


Dans le cadre de la mise en place en Afrique centrale de systèmes électoraux crédibles, Libreville va abriter en septembre prochain une rencontre parlementaire sous-régionale sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans les processus électoraux.

Les nombreuses irrégularités électorales dans la sous-région ne laissent pas indifférent le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale. Cette structure va initier en septembre prochain dans la capitale gabonaise, une rencontre parlementaire sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans les processus électoraux. L’objectif de cette rencontre est de promouvoir la mise en place de systèmes électoraux crédibles en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs.

Les expériences observées ça et là ont montré en effet que l’organisation des élections sur le continent est souvent entachée d’irrégularités. Par conséquent, « l’acceptation du verdict des urnes et des résultats par tous les partis politiques et tous les candidats représente un véritable défi en Afrique », souligne le vice-président d’Elections Cameroon (ELECAM), Justin Ebanga Ewodo, par ailleurs avocat et ancien bâtonnier de l’ordre national du Cameroun.

« Nous avons observé les élections au Kenya. Tout avait été bien préparé, mais vers la fin tout a dégénéré en des massacres à caractère tribal », a évoqué Silas Sinyigaya, chargé du programme démocratie et bonne gouvernance à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, lors d’un récent séminaire sensibilisation des membres des commissions et administrations électorales à Yaoundé.

« Nous avons observé les élections au Congo-Brazzaville. Nous avons aussi vu quelques forces et faiblesses. Il y a des choses qui ont marché et d’autres choses qu’il faudrait revoir. Nous avons aussi observé les élections au Soudan. Même au Burundi, nous sommes en train d’observer les élections », a-t-il poursuivi.

« En matière électorale, la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) du Gabon a été mise en place en 2006 et au cours de cette année, nous avons organisé les élections législatives. Elle a déjà organisé tous types d’élection : élections législatives, élection des présidents des communautés locales, élection des sénateurs et élection présidentielle », a indiqué Pierre Claver Nang Eyi, membre de la CENAP.

« Il y a encore des insuffisances, notamment dans la formation des scrutateurs. Il faudrait trouver une autre approche pour que les personnels électoraux soient formés, que les partis politiques s’associent à ce processus et que les institutions qui s’occupent des élections s’occupent également de la formation, parce que c’est ce qui fausse parfois les résultats des élections », a-t-conclu.

Dans la région des Grands Lacs, un observatoire régional des élections est en train de se mettre en place à Lusaka en Zambie. Un exemple à suivre par la CEEAC, selon la directrice du Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale, Maarit Kohonen Sheriff.


Gaboneco

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