Gabon : Le renfort français sur les fronts de l’émergence

jeudi 25 février 2010 Politique


Les nouveaux accords multisectoriels franco-gabonais signés le 24 février à Libreville à l’occasion de la visite du chef de l’Etat français devraient faire gagner au Gabon quelques coudées vers le cap de l’émergence. D’un montant global de plus de 56 milliards de francs CFA, ces accords recouvrent de nombreux axes prioritaires de la politique nationale de développement comme l’assainissement, les infrastructures, l’éducation, l’immigration, la justice ou encore l’agriculture.

86,5 millions d’euros, soit plus de 56 milliards de francs CFA, c’est le montant global des accords de coopération franco-gabonais signés hier à Libreville à l’occasion de la visite officielle du président français, Nicolas Sarkozy, sur le sol gabonais.

Défense, économie, agriculture, éducation, immigration, santé ; autant de domaines prioritaires de la politique de développement mise en œuvre par les autorités gabonaises qui ont reçu le soutien de la coopération française.

Sur le plan sanitaire, des conventions ont été signés pour l’assainissement de Port-Gentil, comprenant notamment le curage de la ville, la réhabilitation du réseau de collecte et de drainage des eaux usées, la construction de 1000 latrines de type Ecosan dans les quartiers sous intégrés, ainsi que la réalisation d’une station de traitement des déchets des fosses septiques.

Au chapitre agriculture, un projet évalué à 16 millions d’euros, plus de 10 milliards de francs CFA, a été signé pour la promotion d’une agriculture entrepreneuriale performante et écologique, dans le prolongement du projet de soutien au développement de l’agriculture périurbaine (PADAP) qui a expiré en 2009.

Concernant le secteur éducation, 12 millions d’euros, près de 8 milliards de francs CFA, ont été octroyés au renforcement de la compétitivité des entreprises par la formation continue, avec la réhabilitation des centres de perfectionnement professionnels (CFPP) et la création de filières industrielles à Libreville et Port-Gentil.

Au niveau des infrastructures, une convention de 3,5 millions d’euros a été signée pour la construction « urgente » du pont Boulingui dans la zone industrielle d’Oloumi, au Sud de Libreville, afin de permettre l’amélioration de l’activité économique dans cette zone régulièrement inondée.

Le partenaire français a également apporté son accord à un certain nombre de points qui avaient été débattus en 2007 entre le ministre gabonais de la Justice de l’époque, Martin Mabala, et son homologue française d’alors, Rachida Dati, notamment le soutien à la mise en place au Gabon de centres spécialisés pour les jeunes délinquants avec un processus de professionnalisation au terme de leur peine, mais aussi à la formation continue des magistrats et des greffiers.

L’immigration n’est pas en reste non plus puisque dans le prolongement des accords de gestion concertée des flux migratoires de 2007, un nouvel accord a été signé permettant chaque année à une centaine de jeunes d’acquérir une expérience professionnelle dans l’Etat partenaire à égalité de traitement. De l’autre côté, cet accord promeut également une coopération renforcée contre l’immigration clandestine.

Dans le cadre des accords de conversion de dettes, le volet environnement a lui aussi reçu sa part d’engagements avec le déblocage de 9 millions d’euros pour l’installation d’une station satellitaire devant permettre d’assurer le suivi de l’évolution du couvert forestier et le niveau de stockage du carbone.


Gaboneco

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