Gabon : La COMUF contre-attaque dans l’affaire des déchets toxiques

lundi 15 février 2010 Société & environnement


La Compagnie des mines d’uranium de Franceville (COMUF), a annoncé qu’elle porterait plainte contre X suite au déversement de produits chimiques dans un des ses anciens sites. Cette action intervient quelques jours après les accusations de la mairie de Mounana, dans le Haut Ogooué (Sud-est), pour qui la COMUF et le Centre international de recherche médicale de Franceville (CIRMF) seraient à l’origine de ces déversements.

Nouvelle évolution dans l’affaire des déchets toxiques de la commune de Mounana ! La Compagnie des mines d’uranium de Franceville (COMUF), vient d’annoncer qu’elle porterait plainte contre X dans les tous prochains jours.

L’extracteur d’uranium met en cause son sous-traitant, la Société gabonaise de forage (GEOFOR) qui selon elle, « semble avoir déversé de manière illicite des produits chimiques dans l’une des verses (lieu de stockage des minerais, NDLR) utilisées par la COMUF pour son activité de Mounana ».

« Dès connaissance des faits, la COMUF s’est constituée partie civile », afin de « voir toute la lumière sur les responsabilités engagées et met ses représentants (...) à la disposition des enquêteurs pour leur permettre de reconstituer les faits », poursuit la COMUF.

Cette affaire avait éclaté au grand jour suite à une plainte du Conseil municipal de Mounana, qui accusait l’extracteur minier, filiale du groupe français AREVA, d’avoir enfui des déchets toxiques dans un de ses anciens sites. Ces déchets déversés par l’entreprise GEOFOR, proviendraient du Centre international de recherche médicale de Franceville (CIRMF), selon les autorités municipales.

Le 11 février dernier, l’ONG Croissance Saine environnement réclamait au gouvernement la lumière sur cette affaire. « Nous avons alerté le Premier ministre et nous réclamons une commission d’enquête sur le sujet », avait déclaré le président de cette organisation, Nicaise Moulombi.

Monsieur Moulombi citait notamment un rapport de décembre 2009 de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) qui affirmait que le « niveau de radiation à Mounana, exploité pendant 40 ans par la COMUF, est nettement supérieur à la normale ».

Le directeur du CIRMF pour sa part, avait qualifié d’« impensable », les accusations des élus de Mounana. « Le CIRMF n’a jamais confié de produits toxiques à l’extérieur du site en 30 ans de présence à Franceville. On dispose d’un incinérateur, d’autoclaves et d’un four à stérilisation », s’était-il défendu. Le gouvernement qui s’était dit « surpris » à l’annonce de ses allégations de la Mairie de Mounana, les a d’abord rejeté puis a finalement promis une enquête.


Gaboneco

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