Gabon : Hymne pour le triptyque présidentiel !

samedi 28 novembre 2015 Speciales


Un proverbe de chez nous dit que ce que l’on hait, ce ne sont pas les hommes, mais leurs habitudes, leur comportement, leur manière d’être. Ceci, croit- on savoir, vaut pour toutes les sociétés au monde. C’est donc dire que tout être est perfectible pourvu qu’il se donne les moyens de changer positivement. Parlant d’un groupe d’individus, de surcroît ceux qui ont en main l’avenir d’un pays, il leur faut tous suivre le cap fixé par le chef de file, en l’occurrence le chef de l’Etat s’ils sont réellement mus par l’idée de faire avancer le pays.

 Gabon : Hymne pour le triptyque présidentiel !

Un proverbe de chez nous dit que ce que l’on hait, ce ne sont pas les hommes, mais leurs habitudes, leur comportement, leur manière d’être. Ceci, croit- on savoir, vaut pour toutes les sociétés au monde. C’est donc dire que tout être est perfectible pourvu qu’il se donne les moyens de changer positivement. Parlant d’un groupe d’individus, de surcroît ceux qui ont en main l’avenir d’un pays, il leur faut tous suivre le cap fixé par le chef de file, en l’occurrence le chef de l’Etat s’ils sont réellement mus par l’idée de faire avancer le pays.

Nous n’arrêterons jamais de le dire n’en déplaise, quand Ali Bongo Ondimba accède à la magistrature suprême en 2009, les Gabonais lui confèrent un pouvoir au vu de son ambitieux projet de société « l’Avenir en confiance » dont le triptyque est « Paix, Développement, Partage », trois mots qui, s’ils sont mis en pratique, peuvent assurer un mieux- être aux Gabonais qui attendent encore la matérialisation de plusieurs projets porteurs dont celui concernant les 5.000 logements sociaux promis par an.

Le président gabonais ne manque pas de volonté, à preuve, il a maintes fois changé de gouvernement pour rappeler à ceux qui sont sollicités pour y remplir une mission le chemin à suivre, celui qui conduit à la satisfaction des populations, d’ailleurs « Ya Ali » n’avance-t-il pas à tout bout de champ qu’il ne sera heureux que lorsque le Gabonais le sera. Une sorte de profession de foi qui mérite d’être respectée par ceux qui disent être prêts à l’accompagner dans la réalisation de son projet de société. Dommage qu’ils ne semblent pas être très nombreux en vérité, la politique étant souvent faite de coups bas et d’hypocrisie.

Combien ne sont-ils pas à avoir préféré la dissension à la discussion pour trouver ensemble des solutions aux nombreux maux qui minent la quiétude des citoyens. Croit- on qu’il suffit de crier haut et fort que l’on s’oppose à une manière de faire pour que l’on porte sur soi la vérité ? Lorsque l’on opère un choix, c’est en connaissance de cause, il nous faut adopter des comportements courageux pour tenter de faire infléchir les positions de ceux que l’on croit en train de faire fausse route surtout lorsque notre mission est la même et que nous lui assignons un dessein honorable.

 En son temps, Omar Bongo Ondimba disait qu’il était favorable à la critique, pourvu qu’elle soit accompagnée de suggestions. Il est difficile de s’opposer à une telle thèse. Or, le constat est qu’aujourd’hui, la plupart des personnalités entrant ou appelées au gouvernement y vont dans le but primordial de se satisfaire, oubliant qu’elles ont un devoir de réussite et de résultat et qu’elles ont pour juge premier le peuple. Pourquoi si les choses sont ainsi prises choisir de se désolidariser d’avec le chef qui demande à être plus que jamais soutenu au moment où il s’agit de convaincre les populations du bien- fondé de son action ? Veut- on nous faire croire que toutes les dissidences nées au sein du parti au pouvoir découlent du constat selon lequel le plan stratégique Gabon émergent est voué à l’échec ? Nous croyons humblement que non !

 Il faut plutôt des personnes imbues de nationalisme, prêtes à se sacrifier pour la cause commune pour veiller comme elles le font de la prunelle de leurs yeux à ce que se réalise ce pari, ce challenge qui n’a rien d’un conte de fée puisqu’il ne demande qu’à être maturé et entretenu dans les esprits d’abord et sur le terrain ensuite. Il faut pour cela peut- être réfléchir aux hommes susceptibles de conduire un tel rêve à bon port.

 La nécessité d’une réflexion pratique

Que n’entend- on pas souvent dire au sujet de l’ancien régime ? Qu’il a amené pendant trop longtemps le peuple danser et s’abreuver de téquila, l’empêchant de ce fait de s’investir dans des œuvres porteuses de plus-value. Curieux lorsque l’on constate que de nombreux partisans de ce gâchis sont allés pour se faire une certaine virginité de l’autre côté comme s’il suffisait de traverser pour être porteur de vitalité et presser le développement. A leur décharge, ils ont travaillé sous l’ombre d’Omar Bongo Ondimba que l’on pensait être trop paternaliste, mais est- il nécessaire de rappeler que l’ancien président gabonais encourageait les initiatives et qu’à cette époque de nombreux collaborateurs auraient pu s’illustrer comme on le voit avec d’autres africains en posant des actes louables. Ce qu’ils n’ont pas daigné faire !

 Le discours politicien a vécu doit-on également comprendre, car il est temps que l’on passe aux actes si tant est que c’est l’avancée de notre pays qui nous préoccupe. Si Ali Bongo Ondimba est arrivé à changer plusieurs fois d’équipe gouvernementale, c’est qu’elle a du plomb dans l’aile. Alors, il lui faut être composée de femmes et d’hommes capables de travailler au bien- être du grand nombre. Chacun parmi ses membres devrait faire son introspection pour voir dans quelle mesure il peut aider à presser l’Emergence en tant qu’étape dans le processus de développement, car qu’on ne l’ignore pas, l’échec d’Ali Bongo Ondimba ne sera pas le sien à lui seul, mais celui de tous ceux qui l’ont côtoyé.

Autant alors être vrai lorsque l’on prend à bras le corps les questions liées à la réalisation d’un rêve que l’on veut voir transformé en réalité, le plus tôt serait le mieux. Il fut un temps où Omar Bongo Ondimba avait essayé de faire entendre raison à tous ses collaborateurs, leur demandant de retirer chacun un peu de ses avoirs pour renflouer les caisses de l’Etat. Même si cela n’avait pas vu le jour en raison des pesanteurs, ce fut une piste qui, si elle était aujourd’hui explorée, permettrait au pays de se sortir sur certains points d’affaires au moment où la mévente du pétrole pèse sur le budget national.

Il faut oser apporter des idées novatrices au chef à l’orée d’une année électorale, 2016, que l’on croit être chargée de symboles, les uns voulant se maintenir au pouvoir, les autres rêvant d’alternance et de rien d’autre, malgré la cacophonie entretenue autour des stratégies à expérimenter. Comme dans l’armée, il s’agit plus que jamais de jouer sa partition avec le plus de franchise, d’éviter les couardises qui ne nous grandissent pas, car il faudra porter son manteau et expliquer au peuple pourquoi ceci ou cela n’a pas marché et qu’est- ce que l’on compte faire pour le satisfaire désormais et en réalité.      


JGN

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