Gabon : Entraco Gabon s’embourbe dans la grève

mercredi 2 avril 2008 Société & environnement

Les agents temporaires de l’entreprise de travaux publics et de construction de Libreville (Entraco) ont entamé un mouvement de grève depuis le 1er avril dernier pour protester contre le non versement des quatre derniers mois de salaires ainsi que sur l’irrégularité des contrats de travail et le manque de transparence dans la rémunération des employés.

Les activités de l’Entreprise de travaux publics et de construction (Entraco) de Libreville sont paralysées depuis que les agents temporaires de l’entreprise ont entamé un mouvement de grève en barricadant l’entrée des chantiers pour protester contre le non versement des quatre derniers mois de salaires et le manque de transparence dans le versement des salaires induit par l’irrégularité des contrats de travail.

Le porte parole des grévistes, monsieur Poublalas, a expliqué que les employés temporaires "ont décidé de fermer le portail du chantier pour que les responsables sachent qu’ils ont à leur charge des chefs de familles. Ceux qui louent ont été expulsés de leurs domiciles respectifs en raison de leurs incapacités à payer le loyer depuis quatre mois. Nous disons trop c’est trop".

Certains employés temporaires affirment que ces impayés seraient liés à la nature des contrats qui les lient à l’entreprise et dont le manque de clarté et de transparence occasionnerait des inégalités dans la répartition et le versement des salaires revenant aux prestataires de services.

Monsieur Ibounga, employé temporaire chez Entraco, a déclaré que "sur ce sujet, nous avons seulement un contrat verbal avec l’entreprise et le tâcheron qui nous a embauché. Ils nous ont mis en conflit avec nos responsables car depuis un temps, notre chef vient vers nous et nous dit qu’il n’a pas d’argent pour nous payer. A ce propos nous souhaitons qu’ils nous disent la vérité".

L’irrégularité des conditions d’embauche des employés temporaires entraînerait une disparité dans le traitement des employés. Par ailleurs, l’absence de contrats écrits et conformes à la législation ne permet pas aux employés spoliés de protester par les voies et recours légaux.

"Il y a deux secteurs d’activités, nous qui sommes présentement en grève et ceux qui continuent simplement de vaquer à leurs occupations. Ceux qui travaillent en ce moment reçoivent sans problème particulier leur salaire chaque fin de mois tandis que nous, ce n’est pas le cas. Au vu de cela, nous avons l’impression d’être en face d’une certaine injustice car il y a des tâcherons qui reçoivent leurs salaires convenablement et d’autres pas".

Les grévistes ont conditionné la reprise des activités et la réouverture du chantier par le paiement intégral de leurs salaires. Si leurs revendications n’étaient pas satisfaites, les employés temporaires grévistes ont menacé de durcir le mouvement de grève pour contraindre les responsables de l’entreprise à accéder à leurs demandes.


gaboneco

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