Gabon : Ali Bongo met les « roitelets » à la diète

jeudi 29 octobre 2009 Politique


A l’occasion de son second Conseil des ministres tenu le 28 octobre dernier, le gouvernement a encore adopté un ensemble de mesures audacieuses qui limitent les avantages des hauts cadres de l’administration publique et parapublique du pays. L’exécutif a notamment décidé de plafonner à la baisse les revenus et avantages des dirigeants de sociétés d’Etat, des sociétés d’économie mixte et des établissements publics et parapublics.

Le vent du changement continue de souffler sur le Gabon, avec un panel de mesures inédites pour le second Conseil des ministres présidé par Ali Bongo le 28 octobre Libreville.

Après le « tsunami administratif » qui a vu le remplacement la semaine dernière de plus de la moitié des cadres de l’administration publique et parapublique du pays, le gouvernement a décidé de poursuivre sur sa lancée, en plafonnant les revenus et avantages de ceux-ci.

« Le Conseil des ministres a décidé du plafonnement des rémunérations et autres avantages pécuniaires versés aux dirigeants des sociétés d’Etat, des sociétés d’économie mixte, et ceux des établissements publics et parapublics », annonce le communiqué final des travaux.

Les revenus mensuels, avantages compris, des présidents des Conseil d’administration (PCA) ont ainsi été plafonnés à 3 millions de francs CFA ; les PCA adjoints sont limités à 2 millions de francs CFA ; les Directeurs généraux (DG) d’entreprises ne toucheront pas plus de 5 millions de francs CFA ; leurs adjoints, les agents comptables d’office et autres que ceux affectés au Trésor public dans les administrations publiques, sont tous plafonnés à 3,5 millions de francs CFA.

Les Secrétaires généraux (SG) d’entreprises auront un revenu mensuel maximum de 2,7 millions de francs CFA et leurs adjoints 2,3 millions de francs CFA. Un directeur d’entreprise publique ou parapublique touchera, lui, un maximum de 2 millions de francs CFA, et son adjoint 1,5 million de francs CFA.

Le Conseil précise par ailleurs que « des études sectorielles et des textes particuliers, détermineront les montants à fixer au regard de la situation financière et sociale de chaque entreprise ou établissement, sans jamais dépasser les plafonds ».

Ces mesures inédites devraient générer d’importantes économies sur le budget de fonctionnement de l’Etat, des marges qui devraient être destinées « au développement ou à la restructuration des entreprises pertinentes, aux fins de les rendre mieux compétitives, davantage productrices de richesses ».

Le gouvernement a enfin annoncé le lancement dès ce mois de novembre des audits qui avaient été annoncés lors du Conseil des ministres du 19 octobre dernier. Ces audits de la Fonction publique doivent permettre de faire le point sur « la masse salariale et les rappels ainsi que sur la dette intérieur et extérieur de l’Etat ».


gaboneco

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